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Entrevue
Spirituel et Prospère

De la tempête intérieure à la prospérité de l'âme

Pascal N. Paquette reçu en entrevue par Kathy Tropiano.

Kathy Tropiano, fondatrice du Salon de l'Éveil, reçoit Pascal autour d'une question qu'on croit souvent sans réponse : peut-on être à la fois spirituel et prospère ?

35 min
entrevue complète
Kathy Tropiano
fondatrice du Salon de l'Éveil
Une question
spirituel et prospère
Un livre
Phares dans la Tempête
Le propos

Être spirituel et prospère

Spiritualité et prospérité, deux voies qu'on croit opposées. Kathy Tropiano reçoit Pascal N. Paquette pour en parler sans détour, à partir de son propre parcours, de la souffrance de l'enfance jusqu'à la méditation, en passant par l'assurance et les grandes organisations.

Il y explique ce qu'est l'accompagnement de l'âme, pourquoi un pommier n'a pas à faire des oranges, comment reconnaître une vraie intuition, et pourquoi on peut offrir un travail spirituel et en vivre pleinement.

Un parcours de résilience Le pommier et l'oranger Réussir sa vie Spirituel et prospère Reconnaître une intuition Le Guerrier pacifique Ralentir
« Le pommier fait des pommes toute sa vie, et il n'y a aucun effort. » Signature de Pascal N. Paquette
Phares dans la Tempête, de Pascal N. Paquette
Le livre dont il est question

Phares dans la Tempête

Garder sa lumière allumée quand le monde chavire. Un guide pratique, avec des exercices d'intégration pour chaque chapitre, pour rester centré, ancré et rayonnant sans s'épuiser.

Retrouver le joyau qui est en vous

Ce dont Pascal parle dans cette entrevue se travaille en Coaching de l'Âme, en personne à Rosemère ou en téléconsultation, de partout.

Le Coaching de l'Âme

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Transcription

Kathy : Buongiorno, buongiorno, et bienvenue à cet enregistrement de Spirituel et Prospère. Aujourd'hui, je suis super contente d'accueillir Pascal. Pascal, bienvenue !

Pascal : Merci beaucoup, Kathy. Merci de cette merveilleuse occasion de se rencontrer pour Spirituel et Prospère. Quel beau thème !

Kathy : En fait, c'est un thème qui me tient particulièrement à cœur, parce que j'ai envie de démontrer que c'est possible d'être spirituel et d'être aussi prospère, d'avoir du succès, d'avoir de la réussite, d'avoir de la liberté. Avant de te présenter officiellement, avant de dire ce que tu fais aujourd'hui, j'aimerais ça que tu me parles un peu de ton histoire, que les gens puissent te découvrir.

Pascal : Mon histoire personnelle… Oh boy, je ne sais pas combien de temps on a. Allons-y à l'essentiel, en fait. Par où commencer ? Mon chemin de vie a commencé dans une famille, comme pour plusieurs personnes qui sont en accompagnement, en relation d'aide ou peu importe. Il a commencé vraiment sur un terrain de souffrance, une souffrance quand même assez intense, avec un père absent, une mère trop présente, vraiment tout un contexte de vie qui m'a mené… À 16 ans, je me suis retrouvé en famille d'accueil. J'ai fait treize familles d'accueil en un an. Tu sais, vraiment, là. Oui, oui, oui. Ça a été extrêmement déstabilisant.

J'allais dans une école privée à l'époque, et puis j'ai complètement été un dropout, comme on dit, en secondaire 5. J'ai complètement lâché, j'ai décroché, et puis là, je me suis mis à travailler. C'est comme si je devais retrouver ma vie. À 18 ans, après ça, je suis sorti du système, qui était moins ouvert qu'aujourd'hui, mais certainement à l'époque… Alors je me retrouve un peu livré à moi-même, comme ça. Tout le système de la DPJ, les familles d'accueil, c'est très, très, très serré, très, très cadré, veut veut pas.

Et j'ai eu un privilège extraordinaire : mon travailleur social, Michel, m'a presque pris sous son aile. On avait vraiment une belle relation. Eh bien, il est resté après mes 18 ans, et il m'a accompagné là-dedans. On s'appelait. On s'est même rencontrés à l'extérieur du réseau, si tu veux, une fois que j'avais 18 ans. Puis à un moment donné, quand j'ai frappé mon mur de ciment, comme on dit dans la vie, c'est là que je l'ai appelé. Et puis j'ai dit : « Écoute, Michel, un jour, tu m'avais référé à deux psychologues. » C'étaient deux personnes qui s'appelaient André. J'en ai choisi un des deux. Je suis allé le rencontrer, et tout a vraiment commencé là, dans le bureau d'André.

C'était drôle, aussi. Il avait été policier pour la Sûreté du Québec pendant toute sa carrière, et à la fin, il a décidé de devenir psychologue, comme une deuxième carrière. Donc j'avais quelqu'un avec, on peut s'imaginer, une main de fer bien enveloppée dans un gant de velours. C'est exactement ce qu'il me fallait. Et j'ai fait avec André un parcours extraordinaire, qui a duré sept ans. J'en avais vraiment besoin. On parle de deux heures, deux fois par semaine, pendant au moins les cinq premières années. C'était de l'intense, c'était de l'engagement, c'était de la détermination. Voilà un petit peu comment ça a commencé.

Puis André, il m'appelait tout le temps « mon gars ». Lui aussi, il m'a pris comme son gars. Oui, j'étais comme son fils spirituel, disons. Eh bien, un jour, je ne l'oublierai jamais. J'aimais ça aller marcher un peu avant mes consultations avec André. Je me promenais comme ça dans le quartier, à Montréal. Puis à un moment donné, je m'assois devant un arbre. Ah oui, j'oublie un détail : je lisais le livre Le Guerrier pacifique.

Kathy : Oui, je le connais très bien.

Pascal : Oui, ça ouvre dans toutes sortes de dimensions. Puis à un moment donné, je m'assois devant un arbre comme ça. C'est difficile à expliquer, mais j'ai perdu complètement, pour un instant… Tu sais, ce qu'on appelle l'identité, la contraction de nous-mêmes ? Je l'ai perdue, et j'étais mort de panique. Alors je suis rentré dans le bureau d'André avec ça. Ça faisait cinq ans déjà qu'on se connaissait. Je lui explique ça, un peu en panique, et il me dit : « Écoute, mon gars, là, tu es rendu dans le transpersonnel. Moi, je n'ai pas fait ce chemin-là, donc je ne peux pas t'accompagner là. Là-dessus, je dois te référer. »

Donc là, bon, a commencé tout mon chemin. J'ai rencontré à travers tout ça, ce n'est pas en ordre chronologique, Guy Corneau, des maîtres, des guides, des gens qui m'ont guidé à un autre niveau que le niveau psychologique. Et c'est ça qui m'a amené aujourd'hui à tout développer, tu sais, comment je suis, ce que je fais, etc. Donc voilà, de façon très brève, mon parcours.

Kathy : C'est fou de réaliser l'importance de chacune des personnes qui sont passées dans notre vie. Un passage, des fois… Au début, on ne sait pas trop où ça va mener. Puis après, quand on regarde en arrière, on se dit : « My God, à quel point ça a pu avoir un impact. » Et j'entends qu'André a eu un grand impact dans ta vie, et aussi la personne qui t'a aidé à ta sortie de la DPJ.

Pascal : Oui.

Kathy : Aujourd'hui, Pascal, tu te présentes comment ?

Pascal : Aujourd'hui… Disons que ça, moi, j'appelle ça ma préhistoire. C'est vraiment le passé. C'est derrière moi. Le plus gros du travail est fait, comme on pourrait dire, le gros morceau cristallisé est fait. Puis aujourd'hui, je suis plus dans une démarche d'offrir. J'appelle ça du Coaching de l'Âme. La naturopathie. J'enseigne la méditation depuis une vingtaine d'années. Ça fait trente-quelques années que je fais ça. Évidemment, je suis allé aux études. J'ai fait un parcours quand même particulier.

Kathy : Tu es arrivé quand c'étaient encore des concepts plus ou moins… Je ne vais pas dire acceptés, mais qu'on entendait moins. Tu es arrivé avec quelque chose de quand même révolutionnaire.

Pascal : Clairement. À l'époque, juste dire « je médite », c'était révolutionnaire, ce n'était pas vraiment socialement accepté. J'étais vu comme un extraterrestre, et moi, je m'amusais à dire aux gens : « Attention, je suis un terrestre extra, ce n'est pas pareil. »

Kathy : J'aime le jeu de mots. Je dis ça parce que je suis la fondatrice du Salon de l'Éveil. Au début, le salon devait s'appeler l'Éveil de la conscientisation. On parle de 2015, ça ne fait pas tellement longtemps, et je sais que « conscientisation », ça faisait peur. Et donc, c'est resté juste le Salon de l'Éveil. Fait que j'imagine que quand on parle de conscience, quand on parle de méditation, quand on parle d'accompagnement de l'âme, c'est sûr qu'il y a des gens qui ont dû réagir.

Pascal : Ah oui, clairement. J'étais un outsider, j'étais vraiment un marginal. Aujourd'hui, non, vraiment pas, et c'est ça qui est intéressant. Aujourd'hui, on voit ça dans les téléréalités, on voit ça dans les films, on voit ça partout. C'est intégré, et c'est une chose merveilleuse.

Kathy : J'ai choisi les mots « accompagnement de l'âme » parce que c'est exactement ça que tu promeus, que tu proposes. Puis là, on voit à côté de ton nom : Parlecoeur. Est-ce que tu peux nous en dire plus ? Qu'est-ce que ça veut dire, l'accompagnement de l'âme, pour quelqu'un qui nous écoute et qui veut comprendre plus concrètement ?

Pascal : L'âme, c'est ce qu'on est, dans notre essence, quand on vient au monde. C'est ce qu'on est profondément, avant que soient mises toutes les couches à travers notre éducation, nos parents, ensuite la société, tout ça. Tu sais, ce qui nous crée cette espèce d'identité, souvent, avec laquelle on a de la difficulté à vivre, qui nous cause plus souvent des problèmes que des facilités, à moins qu'elle soit vraiment bien taillée pour la société. Alors voilà, l'âme, c'est comme notre essence.

Puis je le dis très simplement. C'est un peu comme une guitare. Ce sont les cordes de la guitare qui vont vibrer à la bonne fréquence. Quand la corde est bien ajustée, bien accordée, et qu'on la joue, on peut jouer toutes les cordes, et ça donne un accord, par exemple, puis après une série d'accords, et voilà. C'est ça, l'âme. C'est notre fréquence, c'est qui on est vraiment.

Pour prendre une métaphore, un pommier fait des pommes, un oranger fait des oranges. C'est simple, très simple. Alors, quand je suis en alignement et en accord avec qui je suis, quand je suis moi-même, autrement dit, je suis vraiment là, je ne fais aucun effort. Et ça, c'est un des signes qu'on est aligné avec son âme, qu'on est dans l'accompagnement de l'âme : qu'est-ce qui, dans la vie, te crée tellement de joie qu'il n'y a aucun effort associé à ça ? Et c'est ça qu'on a à faire de notre vie.

Le pommier a à faire des pommes toute sa vie, et il n'y a aucun effort. Puis même quand il les vend, des fois, il y a un malaise, parce qu'il se dit : « Je les ferais de toute façon, elles pousseraient de toute façon. » Alors tu sais, c'est là.

Oui, c'est la joie, c'est d'être branché à quelque chose qui nous éveille, qui nous stimule, qui nous passionne. C'est une passion. Et voilà, c'est cet alignement-là. Et pour ça, tout est toujours encore là. Parfois, il y a des couches à enlever. C'est vraiment comme des couches à enlever pour retrouver le joyau, pour retrouver la perle qui est en dessous de toutes ces couches-là. Et quand on la retrouve, la vie devient, disons, plus facile, plus évidente à vivre, et il y a surtout beaucoup moins d'efforts à déployer, et beaucoup moins d'énergie à déployer aussi.

Kathy : J'aime cette métaphore, qui est très, très imagée. Pour reprendre la métaphore, j'imagine une personne, un pommier. Il essaie de faire des oranges. Même s'il essaie fort, fort, ce ne seront pas des bonnes oranges.

Pascal : Non, puis ça va être, comment on dirait, des oranges transgéniques. Des oranges faites en laboratoire. Vraiment, il va travailler très fort, il va déployer énormément d'énergie pendant que ses pommes tombent par terre et se perdent. Et c'est ça un peu, quand on sent qu'on peut passer à côté de notre vie par moments. C'est de retrouver cette direction-là, cet alignement-là. Et une fois que c'est fait, on l'intègre tout simplement dans notre vie. Ça demande des changements, je ne dis pas le contraire. J'ai l'air de présenter ça comme si c'était easy doing, facile.

Kathy : L'expérience, les années qui passent… Je me reconnais, d'avoir essayé de donner des oranges. On devient people pleaser quand on veut faire plaisir aux gens. Souvent, on ne réussit pas à plaire à la personne, puis on se perd, nous, complètement. À vouloir plaire à l'autre, on se perd totalement. Moi, j'ai travaillé 22 ans en comptabilité avant de faire ce que j'adore faire dans le monde. Mais je pense que toi aussi, Pascal, tu as été dans le domaine des finances, dans le domaine des affaires.

Pascal : Oui.

Kathy : Qu'est-ce que tu penses de cette période-là ? Puis comment tu as fait la transition, si tu veux nous en parler un peu ?

Pascal : Oui, mais en fait, ça fait partie de la préhistoire. Alors, pour te raconter l'histoire, quand j'étais enfant, ma mère travaillait comme agente d'assurance-vie, conseillère financière.

Kathy : Conseillère financière.

Pascal : Et puis dès l'âge de, quoi, à peu près dix ans, onze ans, je faisais des appels pour elle. À l'époque, hein, le bottin des pages blanches. Alors j'appelais les gens. Oui, tous les jours.

Kathy : Du cold call à 10 ans.

Pascal : Du cold call à 10 ans, imagine. Alors je prenais le téléphone et je me présentais. Et je me souviens encore du script par cœur. Évidemment, j'étais un enfant, donc les gens m'appelaient Madame Paquette. C'était tellement drôle, parce qu'ils pensaient que c'était une femme. Alors je prenais les rendez-vous de ma mère comme ça. C'est moi qui faisais l'introduction, qui cassais la glace avec les gens. C'était quelque chose. Donc, j'ai appris rapidement à dealer avec le rejet, la négation et tout ce que tu veux, mais aussi l'accueil. Les statistiques, c'était simple, c'était peut-être : pour cent appels, il y a trois rendez-vous, il y en a deux qui sont intéressés, puis il y en a un qui achète. Imagine, une police d'assurance-vie, ou peu importe. Alors j'ai commencé comme ça. De 9 ans à à peu près 15 ans, 16 ans, dans ces coins-là, j'ai fait ça.

Puis plus tard, quand je cherchais ce que je voulais faire dans la vie, eh bien, j'ai pris ce que je connaissais, ce que je savais. J'ai dit : « Bon, eh bien, je vais aller chercher mon permis. » Et puis voilà, j'ai fait mes études, et je suis devenu agent d'assurance, moi aussi, pour la New York Life, dans différentes compagnies. Et j'ai travaillé là-dedans, mais seulement une année. J'étais évidemment, tu peux imaginer, formé depuis l'âge de dix ans, disons extrêmement bon, très performant. C'était très lucratif, j'ai fait énormément d'argent. On avait une vision de moi, à l'agence. Eux me voyaient, dans cinq ans, directeur de l'agence. C'était tellement que j'étais bon. Mais j'ai détesté ça. Détesté au point où j'ai abandonné, complètement. J'ai laissé tomber, j'ai dit : « Non, ce n'est pas pour moi. » J'étais vraiment malheureux, même si j'étais très bon.

Et ça, c'est un piège, des fois. Quand on est bon en quelque chose, qu'on performe là-dedans, puis que les gens nous disent « Wow », ça nous donne la validation, et on aurait le goût de continuer. Mais là, j'étais trop malheureux. Beaucoup trop. Alors voilà, ça m'a mené à l'université, à la psychosociologie, à la maîtrise en communication, communication interpersonnelle.

Et à un moment donné, un de mes amis qui étudiait avec moi avait déjà parti son entreprise, qui s'appelait le Groupe ARO. Et puis, on s'est joints ensemble. Et là, on s'est mis à travailler dans de grandes organisations, vraiment internationales même, pour toute la restructuration du travail en équipe, les communications, tout ça. Et encore là, même si ce n'était pas totalement loin de moi, je sentais qu'on travaillait encore dans la performance, les résultats. C'était ça, le moteur, c'était l'objectif qui était le moteur. Puis moi, c'est plutôt le sens que je donne à la vie et aux choses que je fais qui est le moteur.

Alors aujourd'hui, la transition, vraiment, c'est une expérience de vie. Ça fait partie du passé, et je l'ai transformée. Aujourd'hui, quand je travaille dans les entreprises, je le fais encore, mais comme coach de sens et non pas comme coach de performance. C'est une nuance, parce que de toute façon, quand on est aligné dans le sens, veut veut pas, ce qui en résulte, ce sont des résultats et des performances. Mais on n'a même pas besoin de les mettre en avant, ça se fait. C'est ça qui est fascinant.

Kathy : C'est tellement intéressant. Puis ça me fait sourire, parce que ma question suivante, c'était la différence entre réussir et réussir sa vie. Et je pense que tu l'as très bien démontré. Parce que réussir dans la vie, puis réussir sa vie, ce sont deux choses qui peuvent être complètement différentes. Elles peuvent être associées, identiques, mais elles peuvent être complètement différentes. C'est un peu aussi mon parcours. Je réussissais bien ma vie aux yeux de tous. Mais à l'intérieur, moi aussi, je cherchais du sens, je cherchais ma façon de redonner. En plus, je vais le dire simplement, je travaillais en comptabilité. Puis je disais : à ma job, je paye des factures, puis à la maison, je paye des factures. Et moi, je disais : je ne suis pas venue sur la terre pour payer des factures. Ce n'est pas vrai que je suis venue sur la terre pour payer des factures. Je devais trouver le sens, la mission, ce qui me propulserait, ce qui ferait que je pourrais redonner. Fait que toi, dans le « réussir ta vie »… Pendant qu'on le vit, on ne le mesure pas, on ne le sent pas. Aujourd'hui, qu'est-ce que tu peux en dire ?

Pascal : Oui, oui. Essentiellement, la série de choix que j'ai faits dans le parcours me mène à aujourd'hui. Si, disons, ma vie s'arrêtait là et que je regardais derrière, je dirais : oui, ma vie est réussie. Je sens que j'ai fait ce que je voulais faire, et même, je continue tous les jours. Je suis, à l'intérieur de moi, la fine guidance, les intuitions, les explosions créatives, tu vois, qui arrivent par moments. Tu sais, comme un jour, je me disais : « OK, je dois écrire un livre. Ça y est, je m'y mets. » Et là, j'ai commencé, et puis voilà. Je suis un petit peu extrémiste, parfois.

Kathy : Oui, voilà, Phares dans la Tempête.

Pascal : Mon premier bébé.

Kathy : Ça, on va en parler, là. On va en parler, mais je te laisse continuer.

Pascal : Voilà, eh bien, c'est ça. C'est vraiment, disons, mon pilier. Ce qui m'a tenu dans l'alignement tout ce temps-là, c'est la méditation, soyons clairs. La méditation, et les gens autour de moi aussi, mes amis, les gens proches qui, à travers qui ils sont, comment ils sont, l'enseignement qu'ils donnent, leur propre cohérence à eux, m'invitent à ma cohérence, etc. Donc, c'est cette espèce de constance, d'alignement, de cohérence, de discipline, de régularité.

Et c'est ça qui fait en sorte, évidemment, qu'un jour, on suit la voie de notre âme. Parce qu'il y a tellement de voix à l'intérieur de nous, v-o-i-x, et de voies, v-o-i-e-s, qu'on peut prendre. Alors, c'est d'arriver à distinguer tout ça, et de choisir celle qui nous mène vers la joie, vers le bonheur, vers la simplicité. La simplicité, ça ne veut pas dire la simplicité dans le sens de la simplicité volontaire, dans le sens de petit ou réduit. On peut vraiment parler de prospérité, de réussite et d'argent. Et ça, c'est un jeu…

Kathy : Permets-moi, je vais l'ouvrir directement. Là, c'était ma prochaine question.

Pascal : Oui, oui.

Kathy : Spirituel et prospère, ça fait souvent une controverse. Puis là, j'entendais parler de méditation, et les gens ont associé ça : si tu veux être spirituel, tu dois te départir de tous tes biens. Et j'aime que ton discours soit totalement à l'opposé. C'est qu'on peut être bien financièrement, on peut rêver grand, on peut créer de grandes choses. Donc oui, vas-y, élabore là-dessus.

Pascal : Écoute, il y a peut-être vingt ans, quelque chose comme ça, je reçois un courriel un jour. La personne ne me dit même pas bonjour, elle ne signe pas son nom. Elle me dit : « Si vous êtes spirituel, donc tout ce que vous offrez est gratuit. Ne me réécrivez même pas si je dois payer quelque chose. » Et je reçois ça. Et là, sur le coup, c'est un peu secouant. Puis je dis : « Bon, je vais prendre le temps, comme on dit, de méditer là-dessus, de respirer. » J'ai mis quelques jours, deux, trois jours peut-être, à laisser ça là, comme vraiment se déposer à l'intérieur, et puis à recevoir. Parce que je comprends le sens de sa demande. Alors je me dis : je dois bien lui répondre, je ne peux pas juste laisser ça passer.

Alors là, j'ai pris le temps de ressentir ma réponse, comme on dit, et puis je l'ai écrite. Et ça ressemblait à quelque chose comme : « Bonjour. La rencontre, ou le soin, ou peu importe ce que la personne choisit, est gratuit, et le sera toujours. Ce n'est pas pour cela que vous payez. C'est parce que j'ai un compte d'Hydro-Québec, j'ai un compte de téléphone, j'ai un loyer, j'ai un bureau, j'ai besoin d'une voiture pour me rendre au bureau, l'essence. » J'ai fait la liste de tout ce que je devais payer dans la vie, puis j'ai dit : « C'est seulement pour ça que vous payez, et non pas pour l'aspect de la rencontre ou du soin. » J'ai mis ça comme ça. Et c'est drôle, mais la personne m'a réécrit en s'excusant. J'ai su que c'était une femme, et elle est devenue ma cliente, imagine.

Kathy : Oh, wow ! Comme la vie est bien faite.

Pascal : Et elle a compris quelque chose d'important, elle aussi. Elle avait cette croyance-là, qui vient d'un passé profondément religieux, où il y avait la chasteté, la pauvreté. Et ce n'est pas la voie. Et revenir à la pureté de ce que ça veut dire : oui, certainement, même quand on est dans une voie spirituelle, une voie de conscience, une voie d'amour, comme tout le monde, j'ai à payer mes choses. Donc oui, il y a des frais qui viennent avec ça. Eh bien oui, ça peut être très prospère, certainement.

Kathy : On a ça en commun, parce que moi aussi, je suis la fondatrice du Salon de l'Éveil, et c'est le genre de commentaire qui revenait beaucoup : tu ne peux pas faire de l'argent si tu proposes quelque chose de spirituel. D'où le podcast Spirituel et Prospère. Mais aussi, j'ai écrit deux livres sur la relation à l'argent, parce que j'ai eu à surmonter cette croyance-là. Je veux aider, je veux avoir la grande mission de pouvoir aider les gens. Mais si je ne réussis pas à payer mes factures, où est mon énergie ? Quelle est la fréquence vibratoire que j'émets, et à quel point mon soin peut-il être performant, percutant, si moi, dans mon énergie, je n'arrive même pas à couvrir mes factures normales ?

Pascal : Oui. Et tu vois, longtemps, c'est exactement ça, j'ai donné une conférence qui était réservée aux professionnels, disons comme moi, qui font ce que je fais. Ça s'appelait « Comment être thérapeute en affaires ». Je l'abordais vraiment, et je me rendais compte que le plus grand malaise que les gens avaient, c'était : « Mais est-ce que je peux mettre un montant sur ce que je fais ? Qu'est-ce que je peux facturer, qu'est-ce que je peux charger ? » C'était le plus grand malaise, c'était vraiment ça qui ressortait. Et l'essentiel, c'était de retrouver la valeur, et d'être convaincu que ce qu'on offre est important, aide véritablement les gens et fait la différence. Donc oui, il y a un prix qui vient avec ça. Il faut vraiment dissoudre ce malaise-là.

Kathy : Je pense que c'est fait, vraiment, pour toi, clairement.

Pascal : On est là. Et je pense que c'est un message important à apporter, effectivement. Il y a tellement de gens qui veulent aider, qui sont dans cette voie-là et qui portent ce malaise-là, profond, et ça fait partie des choses à transcender.

Kathy : Moi, dans ce que j'enseigne, et j'enseigne encore, c'est que dans la vente, il ne faut pas voir la vente, il faut voir le service. Parce que la personne qui vient vers nous, elle a un besoin. Fait que ce n'est pas que je suis en train de lui vendre quelque chose, je suis en train de l'aider, je suis en train de la servir. Si je ne le lui propose pas, probablement que cette personne-là va aller chercher l'aide dont elle a besoin ailleurs, auprès de quelqu'un d'autre qui, lui, va lui avoir proposé la vente.

Pascal : Voilà. Voilà.

Kathy : Comment reconnaît-on une vraie intuition ?

Pascal : Ah oui, je l'attendais, cette question-là. Je l'aime beaucoup. En fait, c'est une histoire qui m'est venue parce que tu m'avais envoyé les questions d'avance, vraiment. Et puis celle-là, je me suis dit : « Ah, je l'aime, celle-là. » Alors, une intuition, c'est fascinant, parce qu'on en a tout le temps, plein, tout le temps. Ça arrive comme un coup d'éclair, vraiment. Ça arrive comme la foudre. Bang, ça frappe, et c'est là.

Et je te donne un exemple. Un jour, je me souviens, j'étais sur l'autoroute Métropolitaine à Montréal, l'autoroute 40. J'étais dans la voie de gauche. Ça tourne comme ça, puis on ne voit pas vraiment très loin devant. Je vois la voiture devant, ou l'autre. Puis à un moment donné, ça me frappe intérieurement : « Va dans la voie du centre. » Et là, j'ai regardé, j'ai donné un coup de volant. Il n'y avait aucune raison devant moi qui pouvait justifier ça. J'ai juste écouté. Je me suis rangé, et quelques mètres plus loin, il y avait une voiture arrêtée dans la voie de gauche avec les clignotants, il y avait déjà un accident.

Si je n'avais pas écouté, si j'avais négocié, si je m'étais dit, parce que mes yeux voyaient : « Ben non, voyons, je n'ai pas besoin de me tasser, tu vois bien qu'il n'y a pas de problème. » Si je négocie avec cette intuition-là, il y a un problème qui va arriver. Et l'intuition, on en a tout le temps, tous les jours. Ce n'est pas toujours aussi dramatique que ce que je raconte. Des fois, c'est juste pour choisir un repas. On a une voix intérieure, une intuition qui se présente, on le sait. Puis après, il y a toute la négociation qui embarque. Et c'est souvent cette négociation-là qui va faire dévier l'intuition, et qui nous fait prendre un détour ou un autre chemin. Et voilà comment je le présente. Est-ce que ça a du sens ?

Kathy : J'aime beaucoup ça, j'aime beaucoup ça. Moi aussi, j'ai eu à expliquer, à justifier, puis finalement, je me suis dit : « Regarde, il faut que j'accepte. » Je pense que quand on écoute notre intuition… Moi, je n'ai jamais entendu quelqu'un me dire : « Je regrette d'avoir écouté mon intuition. » J'ai tout le temps entendu des gens dire : « Je regrette de ne pas avoir écouté mon intuition. » Mais justement, ton livre, est-ce que ça s'est fait par intuition, ou est-ce que tu as toujours su que tu allais écrire un livre ? Ou comment écrit-on un livre ? Raconte-moi cette partie-là.

Pascal : Je ris, parce que je me souviens de mon premier ordinateur, quand je suis entré à l'université. Peut-être au bout d'une année, je me suis dit : « Mon Dieu, avec la vie que j'ai eue, je dois écrire, je dois écrire. » J'avais peut-être quoi, je ne sais pas, vingt-quatre ans. Puis là, je m'assois devant mon ordinateur, Windows 3.1, et puis avec le DOS.

Kathy : Ça ne nous rajeunit pas, ça.

Pascal : Oh non. Avec le DOS, le petit curseur qui flashe. Et là, je m'installe, j'ouvre Word, je commence à taper, et je pense qu'au bout de trois lignes, je me suis arrêté. Je n'avais plus rien à dire. Et ça a pris trente ans, ou à peu près, pour que…

Kathy : Eh oui, eh oui, pour que…

Pascal : Ça a toujours été présent. Il y a des livres qui m'ont marqué profondément. Je pense que celui qui m'a le plus marqué, c'est Le Guerrier pacifique. Je l'ai lu quatorze fois, j'ai tout appliqué ce qui était dedans. Wow, écoute, ça a été le livre, vraiment, pour moi.

Kathy : Est-ce que tu as regardé le film ? Est-ce que le film rend justice au livre ? Parce que moi, j'ai lu le livre, mais le film…

Pascal : Je pense qu'il m'a fait vibrer autant, sinon plus. Oui, il nous permet… Oui, puis il est tellement bien fait. Évidemment, il ne reprend pas tout le livre, mais il reprend tous les éléments essentiels, et il nous les met en images. C'est là que j'ai vu que mon imaginaire et l'imaginaire de celui qui a créé le film, eh bien finalement, ce n'était pas si loin que ça. On avait une bonne idée. J'ai adoré ce film-là.

Dan Millman, comme personne, il est déjà venu à Montréal, j'ai eu la joie de le rencontrer. C'est un homme simple, accessible, disponible, et il est vraiment là. Il est incarné, il a vraiment intégré tout ce qu'il transmet. C'est ça qui est important. Donc, des fois, attendre trente ans avant d'écrire un livre, ce n'est pas une mauvaise idée. Ça permet justement d'intégrer. Parce que pour moi, en tout cas, c'était super important de ne pas dire quelque chose que je n'ai pas vraiment intégré.

Alors, quand est arrivé Phares dans la Tempête, j'avais déjà commencé à écrire Le Bracelet du Désert, le roman initiatique. Et je l'ai interrompu. Ça, c'est en janvier de cette année, je pense le 3 ou le 4 janvier, quelque chose comme ça. J'écoutais les nouvelles, puis je me suis dit : « Voyons, ça ne se peut pas. Il faut faire quelque chose. Je ne peux pas juste attendre et laisser les choses aller. C'est le temps. » Et là, j'ai interrompu, puis j'ai commencé à écrire. Mais j'écrivais peut-être douze, quinze heures par jour. C'était rendu comme… L'appel était fort, l'appel était puissant. On n'attend plus, c'est maintenant.

Et je n'ai jamais travaillé aussi fort de ma vie qu'en écrivant un livre, c'est quelque chose. Et surtout celui-là. Tu sais, c'était important pour moi de bien livrer, que ce soit recevable, que ça ne heurte pas, justement, pour que le message passe. Et je suis parti en autoédition, imagine. J'ai créé les Éditions Parlecoeur. Moi, je ne connaissais rien à tout ça. Je suis vraiment parti de zéro. Et ça a été une aventure extraordinaire. Je pense qu'il est très apprécié, si on regarde les commentaires des gens.

Et Alain Williamson, du Dauphin Blanc, l'a lu alors qu'il était déjà édité, en passant. Il l'a lu, il l'a trouvé vraiment bon, et il m'a dit : « Écoute, moi, j'aurais aimé ça que tu me le présentes avant de l'autoéditer. » Et il va le reprendre en mars 2027. Il va se retrouver en librairie, imagine. Donc ça, c'est un beau cadeau.

Et c'est un livre qui est pour moi comme la base, mais en même temps, tu sais… Il contient vraiment ce que je voulais dire dans un premier livre. Vraiment, tout est là. Je l'ai fait sous la forme d'un livre de développement personnel. Et à la fin, j'ai mis des exercices, parce que c'est important pour moi, en tout cas, de mettre des exercices d'intégration. Ça reprend chacun des chapitres, et pour chacun d'eux, il y a des exercices d'intégration. Et surtout, créer une communauté de Phares.

Quand on est seul comme phare, c'est merveilleux d'être un phare, tout ça, de rayonner. Mais la communauté autour de nous… Comme par exemple au Salon de l'Éveil, on rencontre des gens, on fait des liens, on crée des alliances. Et ça, c'est tellement important. C'est comme ça qu'on y arrive, ensemble. Pour moi, le mot « ensemble », c'est le mot magique dans ma vie. Quand on le fait ensemble, c'est tellement plus joyeux, tellement plus agréable, et ça permet justement de rayonner tous ensemble. Et c'est ça, Phares dans la Tempête : malgré tout ce qui se passe autour, comment rester aligné, comment rester centré, comment rester ancré, et garder son rayonnement allumé sans s'épuiser. C'est important, ça. Il ne faut pas s'épuiser, là. Il faut s'écouter, il faut s'écouter, il ne faut pas s'éteindre.

Kathy : Oui. Fait que j'entends que dans le livre, il y a une partie de ton histoire, il y a des enseignements, et un peu d'accompagnement, puisque les gens doivent faire des exercices. Mais si les gens veulent aller plus loin avec toi, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on prend un rendez-vous ? Est-ce que tu fais encore des consultations ? Qu'est-ce que tu proposes quand les gens veulent entrer dans ton univers ?

Pascal : Oui, les consultations, bien sûr.

Kathy : Le coaching, en personne, ou aussi en ligne ? De partout ?

Pascal : En personne, oui, et en téléconsultation, bien sûr, de partout. J'ai des clients en Europe, j'ai des clients de partout, aux États-Unis, un peu partout. Et évidemment, j'ai mon bureau à Rosemère, ici au Québec, et j'ai mon bureau à Prévost aussi, dans les Laurentides, qui est plus un bureau satellite. Vraiment, le principal, c'est Rosemère. Donc les gens peuvent aller sur mon site web, parlecoeur.com, prendre rendez-vous, et puis de là, explorer. Il n'y a aucun sujet dont on ne peut pas parler, il n'y a pas de tabou. Tout, tout, tout est possible.

Et de là, évidemment, on comprend que c'est un alignement avec soi, un alignement avec l'âme. Donc retrouver qui on est vraiment. La fameuse question : « Qui suis-je ? » C'est la question qui peut nous mener toute une vie sur un parcours extraordinaire. Mais voilà, c'est un peu la question qui guide les rencontres. Ça, c'est une voie d'entrée, je dirais, les rencontres individuelles. Et je donne des formations en méditation, des conférences, des ateliers. Et là, au Salon de l'Éveil, avec une conférence aussi.

C'est ça qui est intéressant, c'est vraiment comme la porte d'entrée. Le livre aussi. Quelqu'un commence par lire le livre, puis après… J'ai une cliente comme ça, c'est vraiment particulier. Elle a lu le livre, et elle a dit : « Wow, je dois le rencontrer. » Comme ça, tranquillement. On s'est rencontrés, et elle arrive toujours avec son livre. Elle a surligné des passages, et elle dit : « Je veux qu'on travaille ça, je veux comprendre ça, je veux intégrer ça. » Tellement de plaisir. Moi, je trouve ça extraordinaire quand quelqu'un arrive comme ça, avec cette détermination, cet engagement. C'est très nourrissant pour moi aussi.

Kathy : Fait que les gens prennent rendez-vous avec toi pour un coaching de l'âme.

Pascal : Moi, j'y travaille vraiment tout ce qui touche la communication, la relation des êtres entre eux, et avec leur environnement, ce qui est vraiment la naturopathie. La relation à soi, avec les autres, notre mode de vie, comment on est en relation avec l'univers, ce qui nous entoure, le Soleil, la Lune, pourquoi pas. Vraiment la vie, tout ce qui est du vivant et tout ce qui est de l'humain aussi autour de nous. Donc, ce sont toutes ces relations-là. Et c'est ça un peu, la formation en psychosociologie, qui permet justement d'aller partout où il y a des relations humaines, c'est-à-dire sur toute la Terre. On peut vraiment travailler à ce niveau-là, les communications beaucoup. Et c'est tellement important.

Kathy : Pour les gens qui nous écoutent, si on voulait les laisser avec un message, quelque chose qu'ils pourraient retenir, qui pourrait avoir un impact sur leur vie, qu'est-ce que ce serait ?

Pascal : Hmm… Prenez le temps de ralentir. Ralentir, mais pas ralentir pour arrêter. Ralentir, un peu comme la différence entre faire du ski alpin en descendant une côte dans la nature, et marcher dans la nature. On ne voit pas la même chose. Alors, prendre le temps de ralentir, regarder, contempler, apprécier, être dans la gratitude. Voir ce qui est à côté de nous et qu'on ne voit plus, à un moment donné. Parfois nos parents, nos amis, nos conjoints, nos conjointes, comme si on ne les voyait plus, ils font partie du décor, vraiment. Et c'est de prendre le temps de retrouver cette relation, cette connexion à notre environnement.

Et bien sûr, la méditation. Évidemment, c'est mon pilier, donc je ne peux pas ne pas en parler. Le message, c'est ça : apprendre à méditer. Apprendre à tolérer, je le dis comme ça, le silence au début, à l'intérieur de soi. Apprendre à le vivre, à le ressentir, à le tolérer, jusqu'à ce que ça devienne un espace de calme, de paix.

Kathy : C'est un conseil très, très sage, parce que, comme je le dis souvent, on dirait que ça fait peur de dire aux gens : « Je dois ralentir », ou « Je dois m'arrêter », ou « Je dois réfléchir ». Et pourtant, c'est là que se trouve la plus grande part de nos réponses. Les plus grands alignements, les plus grandes directions, c'est là qu'on reçoit les perceptions.

Pascal : Tu sais, pour briser peut-être cette résistance-là, je vais le dire de façon très simple. Tout le monde, peu importe qu'on soit conscient ou pas, dans la voie ou pas, dans le fond, tous les soirs, on va se coucher pour dormir. On arrête de penser, on arrête de réfléchir, on arrête tout. Et on s'abandonne dans le sommeil, et on se régénère. Et on se lève le matin dynamique, reposé, on le souhaite, et plein d'énergie. C'est simple, on le fait déjà. Mais on le fait inconsciemment : en dormant, on n'est pas conscient, on dort. La méditation, c'est vraiment comme un moment d'arrêt similaire au sommeil, disons, au niveau du corps, qui est immobile. Mais on ne s'endort pas, on ne fait que rester présent à ce qui est. C'est un défi, évidemment, mais c'est la même chose, vraiment. Une fois qu'on comprend ça, il n'y a plus de crainte à avoir, et ça nous donne envie de le faire. Vraiment.

Kathy : C'est tellement intéressant, Pascal. Je passerais des heures et des heures avec toi. On arrive à la fin. Un mot de la fin pour les gens qui sont avec nous ?

Pascal : Merci beaucoup. Je vous invite à retrouver, si ce n'est déjà fait, à l'intérieur de vous, le joyau qui est là, qui n'attend qu'à être découvert, ou redécouvert, bien sûr.

Kathy : Ce fut fort agréable. Je vais mettre les liens pour que les gens puissent te retrouver. Et sur ça, moi, je te dis merci. Merci de nous avoir partagé ce court moment, mais tellement intense, avec plein d'enseignements et de belles, belles pépites. Merci d'avoir été là, merci à vous, et je vous dis à presto.

Pascal : Merci, à bientôt.

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