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Entrevue
Radio Unicité

Garder sa lumière quand le monde chavire

Pascal N. Paquette reçu en entrevue par Sly Chapel.

Près d'une heure de conversation autour d'une question que tout le monde se pose en ce moment : comment traverser les tempêtes de la vie sans perdre sa lumière, et ce que chacun de nous peut apporter à un monde meilleur.

58 min
entrevue complète
Sly Chapel
Radio Unicité
Deux livres
Phares dans la Tempête et Le Bracelet du Désert
Octobre 2026
diffusée sur YouTube
Le propos

Où va l'humanité, et que pouvons-nous y faire

Sly Chapel se pose beaucoup de questions sur le monde dans lequel on vit. Il a reçu Pascal N. Paquette pour en parler franchement, de la colère devant l'injustice jusqu'à la confiance qu'on peut garder envers l'humain.

Pascal y raconte le bracelet trouvé dans une dune d'Égypte, qui est devenu Le Bracelet du Désert, et explique ce que veut dire devenir un Phare, être à la fois le phare, son gardien et sa lumière, pour soi-même et pour les autres.

Le bracelet du désert Le phare et son gardien La colère sans perdre son centre Le grand réveil Le paradis perdu Votre senti vous ment Le Coaching de l'Âme
« On est le phare, mais on est aussi en même temps le gardien du phare. Et on est aussi la lumière. » Signature de Pascal N. Paquette
Phares dans la Tempête, de Pascal N. Paquette
Le livre dont il est question

Phares dans la Tempête

Garder sa lumière allumée quand le monde chavire. Un guide pratique, avec des exercices d'intégration pour chaque chapitre, pour rester centré, ancré et rayonnant sans s'épuiser.

Garder sa lumière allumée, pour soi et pour les autres

Ce dont Pascal parle dans cette entrevue se vit en accompagnement, dans ses livres et lors des matinées, en salle comme en ligne.

Une matinée avec Pascal

Ou prenez rendez-vous, ou réservez quinze minutes, sans frais.

Transcription

Sly : Les gens savent que je me pose beaucoup de questions sur le monde dans lequel on vit. On parle d'humanité, parce qu'on se demande où elle s'en va, et surtout comment garder sa lumière quand tout semble chavirer autour de nous. Et à petite échelle, qu'est-ce qu'on peut faire exactement ? Mon invité aujourd'hui pourra peut-être m'aider à y voir un peu plus clair, parce que c'est l'auteur du livre Phares dans la Tempête. Et j'adore ça, parce que le phare, pour moi, c'est réconfortant, ça amène beaucoup de lumière.

Alors, on va discuter avec Pascal N. Paquette, qui est psychosociologue, conférencier, auteur, Coach de l'Âme. Il accompagne les gens sur le chemin du sens, de la conscience, de la transformation aussi, c'est bien le résultat recherché. Et il nous arrive aussi avec toute une histoire. Il m'a raconté ça, parce qu'on s'est rencontrés au Salon Pleine Conscience récemment. Il m'a parlé d'un mystérieux bracelet, d'un désert, d'un voyage qui semble avoir laissé vraiment une trace profonde. Et c'est une histoire qui est devenue un roman initiatique, qui paraît dans les prochains jours. Alors, Pascal N. Paquette, bienvenue dans mon monde, dans mon univers.

Pascal : Merci beaucoup, merci beaucoup. Ça fait vraiment plaisir d'être ici avec toi aujourd'hui, et avec tout le monde d'ailleurs.

Sly : Est-ce que j'ai bien résumé qui tu es ? Parce que tu portes plusieurs chapeaux.

Pascal : Oui, tout à fait. Oui, c'est très, très bien résumé. Psychosociologue, Coach de l'Âme, naturopathe et, oui, conférencier, auteur, bien sûr. C'est beaucoup de chapeaux, mais c'est toujours la même personne sous le chapeau, comme on dit.

Sly : Et comment ça a commencé, tout ça ? Parce que si je me fie à moi, ce que je viens de dire, c'est que je me pose des questions depuis ma naissance, je pense. Depuis mon arrivée sur cette terre, je me demande qu'est-ce qu'on fait ici. Alors, qu'est-ce qui a déclenché ce désir-là d'aller fouiller un peu, et de devenir, par le fait même, Coach de l'Âme ?

Pascal : C'est une très bonne question, et ça va prendre une bonne réponse, je pense. Alors, écoute, ça a commencé, comme pour plusieurs personnes, souvent, par une enfance difficile, bien sûr. Quelque chose qui m'a amené à devoir absolument chercher. Je devais trouver les réponses, je devais chercher. Vraiment beaucoup, beaucoup de souffrance dans le passé, qui m'a amené sur un chemin où j'avais comme des choix à faire, vraiment. J'avais des choix à faire dans la vie, et j'ai été privilégié, chanceux, peu importe les mots qu'on prend, d'avoir des gens significatifs sur mon chemin, qui m'ont énormément guidé.

Et ça m'a mené sur le parcours de la vie où, finalement, j'ai rencontré un jour un psychologue, André, un homme extraordinaire, qui m'a coaché solidement. Pendant sept ans, deux heures, deux fois par semaine, j'étais très, très, très engagé sur mon parcours. Et puis ça a commencé comme ça.

Et ça, ça m'a amené évidemment à aller faire un bac, à m'intéresser à tout ce qui était communication relationnelle. J'ai à peu près lu tous les livres de Jacques Salomé, j'ai suivi ses conférences. Jacques Salomé, un psychosociologue français qui a écrit plusieurs livres. Et ça m'a amené vraiment sur tout ce parcours-là, à étudier la psychosociologie de la communication. C'est un grand titre, un grand terme. Après, je me suis orienté vers une maîtrise en communication interpersonnelle.

Tout ça parce que j'ai réalisé un jour que, dans le fond, dans nos relations, tout passe par la communication. Et quand cet élément-là est en difficulté, il y a beaucoup de choses qui sont en difficulté. C'est quelque chose qu'on n'apprend pas nécessairement dans nos familles, c'est quelque chose qu'on n'apprend pas nécessairement à l'école. Il n'y a pas de cours obligatoire en communication, comme les mathématiques, le français, etc. Et pourtant, c'est quelque chose qu'on utilise tous les jours de notre vie, tout le temps. Et est-ce qu'on l'utilise avec les bons mots, les bonnes paroles, la bonne façon, le bon timing ? Voilà. C'est un petit peu tout ça qui m'a mené là. Je pourrais extensionner si tu as des questions, avec plaisir, mais voilà vraiment la base du chemin. Ça a commencé comme ça.

Sly : Mais tu parles d'une enfance difficile. Est-ce qu'il y a une différence entre une période difficile qu'on peut vivre, puis la véritable transformation ? Est-ce que tu as eu l'impression, après des périodes difficiles, de vivre une véritable transformation qui a complètement changé ta vie ?

Pascal : Ah oui, il y a eu plusieurs moments de grandes transformations, évidemment. C'est comme une série de petites transformations, toutes associées l'une à l'autre. Et à un moment donné, il y a des pics, il y a comme des pointes de transformation qui arrivent. Par exemple, j'ai fait des quêtes de vision, un rituel amérindien. Ça a été vraiment un moment particulier dans ma vie, de grande révélation, de grande ouverture.

Et il y a aussi, bien sûr, comme tu l'as présenté, Le Bracelet du Désert, qui est un roman initiatique. Je le suis encore, mais j'étais guide de voyage à temps plein à l'époque, et j'ai fait plusieurs pays comme guide, dont l'Égypte. Et en Égypte, un jour, j'étais avec mes clients, des voyageurs, et il faisait très chaud. C'était l'été, c'était vraiment brûlant au Caire, il ne faisait pas loin de 50 degrés. Et j'ai dit : « Aujourd'hui, sur l'heure du midi, est-ce que vous voulez monter la dune ? On voit un beau spectacle d'en haut, c'est magnifique. » Et les gens ont dit : « Non, non, c'est bon, on va rester dans le petit bateau en bas. » Je les comprenais.

Et moi, je suis allé en haut. C'est une bonne dune, une bonne montée. Et après, je me suis installé au sommet de la dune et j'ai commencé à méditer. Comme souvent, j'ai posé des questions à l'univers. J'ai dit : « Quel est l'élément le plus important que j'ai à savoir dans ma vie ? Quelle est la question ultime, pour avoir la réponse ultime ? » J'en étais là.

Je m'installe en silence, en méditation, en contemplation, puis il ne se passait rien. Je n'entendais rien, il n'y avait rien de particulier, j'étais juste bien. Après quinze ou vingt minutes, j'ai décidé d'ouvrir les yeux et de commencer à descendre. Et tu sais, descendre une dune, on saute à grands pas en descendant. Avec les grandes jambes que j'ai, on ne me voit pas à l'écran, mais je fais six pieds deux quand même, alors ça descendait vite.

Et à un moment donné, c'est dur à expliquer, mais c'est comme si quelqu'un avait pris mon visage et l'avait tourné. Et j'ai vu un petit flash dans le sable, vraiment. Là, je me suis arrêté en pleine descente, j'ai remonté de quelques pas, j'ai plongé ma main dans le sable, et il y avait un petit bracelet. Et sur ce bracelet, il y avait un petit mot d'écrit. Évidemment, je le raconte dans le roman, bien sûr.

Et ça, ça a complètement changé ma vie. Ça l'a orientée, vraiment. Tout ce qui a suivi après, ça a été comme la réponse. Quand je suis tombé là-dessus, je riais, je riais, comme si ça ne se pouvait pas. Mes clients me regardaient : « Mais pourquoi tu ris ? » C'est que j'avais eu la réponse de l'univers à ma question, vingt minutes après l'avoir posée. C'est extrêmement révélateur.

Donc je l'ai raconté. Vingt-cinq ans plus tard, ou à peu près vingt-cinq ans plus tard, j'ai décidé de l'écrire dans un roman. Évidemment, je l'ai mis sous forme romancée, pour pouvoir jouer un peu avec les faits. J'ai créé un personnage pour rendre ça encore plus vivant, plus intéressant. Mais c'est vraiment le parcours en Égypte, dans différents lieux sacrés, et la rencontre avec celui que j'appelle, de façon sympathique, l'homme sans nom, un homme un peu mystérieux que j'ai rencontré aussi pour vrai, dans ce pays et dans d'autres. Et c'est tout le chemin initiatique qui nous mène vers la transformation profonde.

Souvent, on me demande ce que c'est, le mot « initiatique », dans un roman initiatique. Et le mot initiatique, c'est quelque chose qui nous transforme profondément, qui ne nous laisse pas pareils. Donc, c'est un roman, mais avec une quête spirituelle, puisqu'il y a un dénouement qui nous permet justement d'opérer des changements dans nos vies.

Sly : Comme toi, tu cherchais une réponse, et elle est arrivée comme ça. Et nous, on peut tous faire ça. C'est-à-dire qu'en lisant le livre, on va s'apercevoir que quand on fait des demandes, l'univers nous répond. Quand je dis l'univers, l'univers fait en sorte qu'on reçoive les réponses de façon claire. Parce qu'il y en a qui vont dire : « Mais oui, mais l'univers ne nous parle pas. » Il nous parle à travers ces petits gestes-là concrets, comme le bracelet que tu as trouvé dans le désert.

Pascal : Oui, tout à fait. Puis le livre, je l'ai écrit non pas comme un… Comment je dirais ? Ce n'est pas un livre intellectuel, loin de là. C'est vraiment un livre expérientiel, où on se plonge dans les odeurs, dans les sons, dans tout. On vit les choses avant de les comprendre. Et à un moment donné, le parcours amène à cette transformation-là, parce que, dans le fond, on veut vivre ce qu'Elias, qui est le nom du personnage dans le livre, a vécu. Elias a vécu ce parcours-là, et on le suit, on le vit, on rentre dans sa peau.

Écoute, si je me permets de te dire, je l'ai relu à plusieurs reprises, évidemment. Et chaque fois, je n'arrive pas à rester au niveau intellectuel, si tu veux. Je plonge dans l'expérience chaque fois. Et j'en ai des frissons chaque fois que je le lis. C'est quand même particulier, parce que je l'ai écrit. Alors c'est cette espèce de jeu-là que ça crée. C'est un livre que j'apprécie beaucoup, et que j'espère que les gens vont aussi beaucoup apprécier.

Sly : Il sort ces jours-ci, alors il y en a qui vont pouvoir se le procurer et plonger dans cet univers-là. Mais moi, je veux revenir sur le livre que je suis en train de lire en ce moment, Phares dans la Tempête, parce que ce livre-là m'a interpellé, Pascal. Il a comme sous-titre « Garder sa lumière allumée quand le monde chavire ». Est-ce qu'on s'entend, toi et moi, sur le même constat, que le monde est en train de chavirer en ce moment, et depuis quelques années d'ailleurs ? C'est très difficile, hein, de rester sain, non seulement sain d'esprit, mais aussi de se retrouver quelque part. C'est comme si on était perdus.

Pascal : Oui, puis l'idée, c'est justement de ne pas se laisser prendre par la vague. C'est comme une grande vague qui passe. Et cette vague-là, tu sais, comme dans une piscine à vagues, si on ne saute pas, si on ne s'élève pas quand la vague arrive, on avale de l'eau, comme on dit. Par contre, si on sait sauter et s'élever, à ce moment-là, on peut même jouer avec la vague. On ne la subit plus, et ça peut même être intéressant.

Ce parcours-là, parce qu'effectivement, c'est un parcours de déstabilisation, une grande transformation. Tous les concepts, tout est remis en question, la démocratie, plein de choses. Je n'ai vraiment pas d'opinion politique, on s'entend. Moi, je parle vraiment toujours à partir du point de vue de l'humain, à partir du psychosociologue, à partir du naturopathe, à partir du Coach de l'Âme. Parce que, en passant, Phares dans la Tempête n'est pas un roman du tout. C'est vraiment un guide, avec des exercices pratiques, justement, quand on veut lire chacun des chapitres, et après les expérimenter. À la fin, il y a toute une série d'exercices, reliés à chacun des chapitres.

Donc, je reviens effectivement. Garder sa lumière allumée quand tout bouge, quand tout brasse, quand tout chavire comme ça, ce n'est pas, je vais prendre le mot, évident, ce n'est pas facile. Par contre, c'est nécessaire, pour ne pas être engloutis par tout ça. Puis on peut même profiter de la vague, dans le sens où on peut même s'en servir pour s'élever, on peut même s'en servir pour transformer des choses à l'intérieur de soi qui ont besoin de l'être.

J'aime souvent parler des messages de l'univers et tout ça. Justement, ce matin, j'étais en consultation avec une cliente, et on parlait de ça. Et je lui disais : tu sais, quand on prend l'avion, tout le monde a déjà pris l'avion. Alors imaginons une journée où il pleut. Il y a des nuages, c'est gris, tout ça. On peut même rajouter l'orage si ça nous tente, on est dans le théâtre de notre imaginaire. On est dans l'avion, et puis on sent, là, on sent que ça va brasser. Eh bien, ça décolle, puis on sent les mouvements, les vents, tout ça. Puis tout à coup, on s'élève, et ah ! On traverse les nuages, et là, ça brasse, ça brasse. Et puis tout à coup, on arrive au-dessus des nuages, et c'est le calme. C'est le calme plat.

Sly : J'aime ça, ce que tu dis, Pascal. J'aime ça, parce que ça veut dire que plus on s'élève, eh bien, plus on est au-dessus de tout ce qui peut se passer. J'adore cette histoire-là. C'est comme une métaphore, en fait, de ce qui se produit dans la vie de tous les jours. Puis moi, j'allais te demander, en fait, quand on parle de Phares dans la Tempête, est-ce que c'est nous qui cherchons une lumière, pour avoir de l'espoir, ou c'est nous qui devenons la lumière ?

Pascal : En fait, nous sommes déjà la lumière. Oui, c'est sûr, c'est une métaphore, alors on va l'explorer un peu, parce que c'est super intéressant. Dans le phare, moi, je disais, on est un peu comme… On est le phare, mais on est aussi en même temps le gardien du phare. Et on est aussi la lumière. La lumière est en nous, et la lumière, c'est notre rayonnement. Et on est aussi cette structure très solide, ancrée dans le sol. Et on a ce rôle d'éclairer. Tout le monde a ce rôle-là. Maintenant, certains ne l'ont peut-être pas encore réalisé, ou peut-être que oui, peut-être que non, mais il n'en demeure pas moins que si.

Alors ici, l'idée, c'est le phare. J'ai trouvé cette idée-là, cette métaphore-là, cette métaphare-là, tant qu'à y être, que je trouvais intéressante, qui représente tellement bien tellement d'éléments. Le phare, il est là pour éclairer. Évidemment, pas vers la terre, il est là pour éclairer les bateaux. Alors, il éclaire dans la direction de la mer, il éclaire l'océan. Et son rôle, ce n'est pas nécessairement quand c'est une belle journée ensoleillée et que tout va bien. C'est quand la tempête se lève, c'est quand la noirceur est là. Et là, il y a un bateau qui est sur la mer, son équipage, son capitaine, et le phare lui donne des consignes, lui dit quelque chose. Il lui dit : « Eh bien voilà, ici, il y a quelque chose qui t'éclaire et qui te transmet un message. » Et ça, ça devient comme un point de repère, ça devient comme une balise sur laquelle on peut se repérer. Voilà, c'est ça, le principe.

Et le gardien du phare, lui, s'assure que la lumière reste allumée, si par exemple l'électricité coupe, pour une raison ou une autre. Le phare est nourri. La lumière existe à partir d'un moyen, soit électrique, ou peut-être à essence, ou peu importe, au diesel, qui sait. Eh bien voilà, le rôle du gardien, c'est de s'assurer que le phare fonctionne, que la lumière soit bien allumée et que la source d'énergie soit là. Donc, par moments, il doit aller chercher de l'énergie, se régénérer, se recharger, comme on fait avec nos appareils électroniques. On veut les recharger pour ne pas qu'ils se vident de leur énergie.

Et très souvent, les phares, les humains qui se reconnaissent comme des phares, peuvent avoir cette tendance à s'épuiser en aidant. Un peu comme un téléphone, par exemple, un appareil qui pourrait se vider de sa charge à force de s'en servir. Mais c'est important de le rebrancher régulièrement. Et plus on s'en sert, plus on le rebranche souvent, parce qu'on veut garder une pile pleine. On ne veut pas tomber en perte d'énergie jusqu'à ce qu'il s'éteigne. Voilà la métaphore, qu'on peut pousser de toutes les façons qu'on peut l'imaginer.

Et ce livre-là est vraiment un guide pour garder sa lumière allumée. Être une lumière pour soi, bien sûr, ça va dans tous les sens, mais c'est aussi pour les autres. Donc, imaginons un monde où on est huit milliards, huit milliards de phares qui éclairent dans toutes les directions. La lumière est partout.

Sly : Parce que ce n'est pas évident. On est comme impuissants devant tout ce qui se passe, comme les guerres, la politique… Moi, je me considère un peu comme un revendicateur avec un micro, avec cette mission-là que je me suis donnée avec Radio Unicité. Des fois, je perds mes moyens. Est-ce qu'on peut être lumineux, Pascal, même quand on est en colère contre ce qui se passe, et qu'on essaie de trouver des solutions ?

Pascal : Hmm. Là, tu me poses toute une colle, et tout un piège ici.

Sly : Ah oui, ce n'est pas voulu, hein ? Ce n'est pas voulu, mais ça me ressemble. Des fois, je me dis, tu sais, surtout quand on parle de méditation, surtout quand on parle avec quelqu'un de calme, de posé. Puis moi, j'arrive avec mes grands chevaux : « Oui, mais c'est pas juste, puis moi, c'est pas… » Fait que là, est-ce que je suis quand même lumineux ? Est-ce que je peux contribuer à l'humanité en étant un phare, même si je suis dans tous mes états ? Parce que c'est vrai qu'il y a de l'injustice, c'est vrai que ce n'est pas toujours rose à l'extérieur.

Pascal : Tu sais, je vais te répondre comme ça. Après, on le développera, mais au départ, je dirais : tu sais, un parent qui a un enfant. Et son enfant, disons, ne respecte pas les règles, ne fait pas ce qu'il y a à faire. Par moments, on peut utiliser le ton de la colère, on peut mentionner le comportement inadéquat de l'enfant. Et ce ton-là peut être très intense parfois, mais le parent n'est pas vraiment en colère. Il continue d'être dans l'amour, il continue de guider son enfant, il continue d'orienter son enfant vers une vie saine, vers un lendemain. Qu'il se couche, pour être plus en forme le lendemain pour aller faire son examen à l'école.

Donc, par moments, on peut utiliser effectivement la revendication, la dénonciation. On peut utiliser même le ton colérique, le ton de l'injustice, et le dire. L'important, c'est de ne pas devenir la colère, de ne pas devenir l'injustice, de ne pas être happé par cette émotion-là, d'être capturé par elle, puis éventuellement d'être avalé par ça. C'est juste ça que je dis, dans le fond.

Et oui, effectivement, on peut ressentir l'intensité, et même une certaine colère. Toutefois, je pense que c'est très, très, très important de ne pas perdre son centre. Parce que dès qu'on perd son centre, on devient la colère. Et c'est là qu'on se perd. Donc, tout le livre va vraiment éclairer par rapport à ça : comment garder son centre, justement, rester centré.

Un peu comme… imagine une roue de vélo. Il y a le moyeu dans le milieu, le boulon, la vis. Mais lui, il ne bouge pas. La roue peut tourner à la vitesse qu'elle veut, lui ne bouge pas, il reste fixe. Et c'est là qu'on veut tendre. Rester dans ce centre-là, tout en s'exprimant, tout en dénonçant, tout en disant, tout en parlant, mais ne pas se perdre. C'est la seule chose que je veux dire, qui est super importante par rapport à ça. Et ça fait à peu près toute la différence du monde. Tu me suis, hein ?

Sly : Oui, j'imagine que ça fait toute une différence. Et là, ça me donne envie de me servir de tes talents de psychosociologue pour te demander : finalement, Pascal, vouloir changer le monde comme je l'aimerais, avec ma mission, est-ce que c'est une erreur ?

Pascal : Pas du tout, mais non. C'est juste qu'il faut le mettre dans une perspective, et ça, j'en parle dans le livre justement. Si on part avec l'idée que le monde va changer dans les dix prochaines années parce qu'aujourd'hui, on a une entrevue ensemble, que toi, tu as un micro, puis moi, j'en ai un, je pense qu'on va être très déçus.

Alors, je dirais plutôt qu'il faut le voir dans une perspective… Puis là, je vais peut-être surprendre les gens, mais dans une perspective non pas de dix ans, non pas de cinquante ans, même pas de cent ans, mais sur des millénaires. Une perspective globale. Le monde dont on rêve, des gens bienveillants, donc pas égocentriques, des gens qui pensent aux autres, qui ont à cœur le bien-être des autres et qui s'entraident, sans s'oublier, sans se nier. Ce monde-là d'amour, de collaboration, je pense que tout le monde qui est le moindrement conscient a envie de ce monde-là. Il existe, il existe déjà, mais il n'existe pas dans l'amplitude, il n'est pas autant répandu qu'on le souhaiterait. Donc, on veut allumer le plus de phares possible.

Et sur une perspective globale, moi, je fais confiance à l'univers, et en l'humain aussi, dans ce sens-là que la lumière va gagner. C'est une façon de parler, c'est qu'elle va éclairer l'ombre. Et un jour, peut-être d'ici mille ans, deux mille ans, cinq mille ans, je n'en ai aucune idée, on ne sera plus là, en tout cas pas dans cette forme-là. Il y aura, d'après moi, d'après tout ce que je peux imaginer de l'évolution humaine, du moins j'y crois profondément, ce moment-là où on pourra dire : eh bien, le monde est arrivé là où les huit milliards d'êtres humains qui sont là sont dans la conscience, l'amour, la bienveillance, la collaboration, etc.

Mais en attendant, il ne faut pas se décourager. L'idée, c'est de dire : « OK, ça va prendre du temps. On continue, on se parle aujourd'hui, on s'aime. » Moi, souvent, je prends l'image de l'agriculture. C'est de l'agriculture qu'on fait. On sème un peu partout, on met des milliers de grains un peu partout. La plupart vont germer, certains ne germeront pas. Ce n'est pas grave, ça va devenir du compost. Mais ceux qui vont germer, on n'en verra pas les fruits. On plante un pommier aujourd'hui, il va exister encore dans mille ans, par une pomme avec un pépin qui recrée un nouveau pommier, etc. C'est la suite de la vie. Eh bien voilà, c'est de l'agriculture. On fait confiance que ce qu'on sème va pousser, et peut-être qu'on n'en verra pas le fruit.

Sly : C'est très bien dit, ça. J'aime ça, la façon dont tu apportes les choses, malgré tout ce qui peut se passer. Et j'aime le fait que tu parles beaucoup de lumière. De quoi l'humanité a-t-elle le plus besoin en ce moment ?

Pascal : L'humanité… ça, c'est l'humanité en entier. Je dirais qu'elle a besoin d'un grand réveil. Je dirais ça comme ça. C'est ça, c'est d'un réveil qu'on a besoin, tout le monde. Dire : « Wow, attends une minute, qu'est-ce qui est en train de se passer ? » Puis là, je reprends…

Sly : Oui, excuse-moi, tu allais dire… Mais quand tu dis réveil, est-ce que ça veut dire qu'on est endormis ?

Pascal : Oui.

Sly : Est-ce que les gens sont endormis ?

Pascal : Oui, en grande partie. Pas tout le monde, encore une fois. On parle, on généralise. Tu permets qu'on généralise, sans calculer les pourcentages et tout ça. La majorité, oui, est endormie. Ça veut juste dire : est-ce que le cœur, l'amour et la conscience sont vraiment éveillés ? Est-ce qu'on est vraiment là-dedans, ou plus dans « What's in it for me ? », qu'est-ce qui est là pour moi, qu'est-ce que j'y gagne ? La majorité des gens, pour l'instant, sont plus dans « Qu'est-ce que j'y gagne, moi, là-dedans ? » plutôt que dans « Qu'est-ce que j'offre ? »

Alors, à un moment donné, quand on est dans ce mouvement-là d'éveil… Par exemple, souvent, on voit ça chez des parents qui étaient des jeunes, des adolescents, tout ça, qui tripaient, comme on dit. Un jour, ils ont un enfant qui naît. Et là, tout à coup, ça change leur vie. Ils ont un petit être dont ils doivent vraiment s'occuper, à aimer. Et là, tout à coup, ils changent un paquet de trucs dans leur vie, parce qu'ils viennent de se réveiller. Il y a quelqu'un d'autre qu'eux qui existe et qui a besoin d'eux, et ils vont consacrer leur amour à cet être-là. C'est un peu ça.

Mais ce n'est pas obligé d'être nos enfants. Ça peut être le voisin, ça peut être l'humanité, ça peut être tous les gens autour de nous. Avoir cette bienveillance et la développer. Ce n'est pas facile, parce qu'on rencontre souvent l'adversité dans tout ça. Il peut y avoir des frustrations, ce n'est pas tout le monde qui répond bien à ça. Des fois, il y a des jugements qui viennent avec ça. Beaucoup moins qu'il y a trente ans, quand j'ai commencé, parce que c'est de plus en plus commun de parler de méditation, de parler d'énergie. Mais quand même, il y a encore par moments un jugement à ce niveau-là.

Et c'est ça que j'appelle l'éveil, c'est s'ouvrir au fait qu'il y a l'univers autour de nous. Est-ce qu'on l'oublie ? On est sur une planète qui tourne en ce moment, dans le vide, suspendue autour du Soleil, dans un système solaire parmi des milliards, dans une galaxie parmi des milliards de galaxies. On dirait qu'on l'oublie. Et on pense juste à notre petite vie, notre petit quotidien, notre petit truc. À un moment donné, il faut aussi ouvrir cette conscience-là à l'humanité, mais aussi à l'ensemble de l'univers. Et quand on peut faire ça, c'est ça que j'appelle l'éveil.

Ça ne passe pas par de l'information. C'est drôle à dire. Souvent, on pense que s'éveiller, c'est avoir plus d'informations. Moi, je pense que non. C'est vibrer davantage. C'est être de plus en plus dans la vibration, comme par exemple quand on va dans une méditation profonde et qu'on touche cet état-là de calme profond et de paix. Ça, ça devient notre base, après, pour notre vie au quotidien. Et c'est cette base-là vers laquelle je tends, et que j'accompagne les gens à trouver, à ressentir, à développer, et après à entretenir au quotidien. Autant dans Phares dans la Tempête que dans les rencontres individuelles, tout ce que je fais tourne autour de ça, en fait. Voilà. Est-ce que ça répond un peu à ta question ?

Sly : Oui, puis ça en suscite de nouvelles.

Pascal : Allons-y, avec plaisir.

Sly : J'ai tendance à analyser beaucoup le monde, mon entourage. Et je trouve que ça va trop vite. Les gens ne prennent plus le temps de savourer la vie, de savoir ce qu'ils sont venus faire ici. Moi, j'ai une phrase célèbre, je la dis tout le temps, parce que je ne peux pas croire qu'on est ici sur Terre pour aller faire du 9 à 5, travailler toute la journée, payer nos comptes, manger vite, vite. Pour ceux qui ont des familles, prendre soin des enfants, les bains, les devoirs, tout ça. On se couche épuisé et on recommence le lendemain. Pour moi, ce n'est pas ça, la vie. Je ne pense pas qu'on se soit incarnés pour vivre ça. Qu'est-ce qu'on devrait arrêter de faire, selon toi ? Ou peut-être recommencer à faire, sans suivre la société ? Là, j'ai peut-être trop de questions en même temps, mais je vais te laisser aller.

Pascal : Je comprends totalement. Moi, je dis : OK, revenons à la source. Le petit bébé vient au monde. Il ne parle encore aucune langue, il ne sait rien, il n'a aucune connaissance, hein ? Et quand on le regarde… Naturellement, en tout cas chez à peu près tout le monde que j'ai vu, on vient avec un sourire et on regarde la pureté. Il y a quelque chose de lumineux. Pourtant, il n'a pas encore marché, il n'a eu aucune médaille, il n'a eu aucun diplôme. Et il est la plus belle des merveilles du monde. C'est extraordinaire de le voir. On le regarde, puis on n'a que de l'amour pour le petit bébé.

Alors, ce petit bébé-là va grandir. Et naturellement, si on le laisse grandir sans le modifier ni tenter de lui donner une orientation, mettons, comme tu dis, celle de la société, alors cet enfant-là, naturellement, va jouer, va être dans son imaginaire, va vraiment triper, comme on dit. Et on le laisse grandir comme ça, naturellement, sans craindre qu'il prenne un mauvais pli. On l'accompagne avec amour et avec conscience. Et cet enfant-là, naturellement, va tout simplement devenir ce qu'il est déjà. Il va grandir et il va aller naturellement vers ce qui l'interpelle, ce qu'il souhaite. Comment il souhaite se déployer, comment il souhaite s'exprimer, quel travail dans la société, bien sûr, il a envie de faire. Mais le faire va être l'extension de son être.

Et c'est ça, dans le fond : retrouver qui nous sommes vraiment, avant les couches qui se sont déposées. Les programmes, les croyances, les idées, la culture, la religion, pourquoi pas, et tout ça. Ça crée ce que j'appelle le gros bol de croyances, et toute l'idée de ce qu'on pense qu'on est et qu'on doit défendre à tout prix, l'identité. Et derrière ça, il y a qui on est vraiment. C'est d'arriver à redécouvrir, à retrouver ce joyau qui est là et qui attend tout simplement. Et par moments, on y a accès. Par moments, on retrouve ce cœur-là d'enfant, cette espèce de spontanéité joyeuse, et ça arrive. Puis tout à coup, arrive le lundi matin, on doit retourner au boulot. Alors là, on tombe en mode robot, en mode automatique. Puis là, on a hâte que le vendredi arrive pour aller s'amuser un peu. C'est cette espèce de tension-là qui se passe.

Pour poursuivre un peu dans le sens de ce dont on parle, imagine, imagine qu'on ne travaille plus du tout. Comme l'enfant, qui, lui, va s'amuser dans la vie. Il ne calcule pas le nombre d'heures, puis il n'a pas hâte que ça finisse, parce qu'il aime ce qu'il fait. Il choisit son jeu, puis il aime ça. Puis à un moment, il change de jeu, il se promène, puis il revient. Alors imaginons que notre travail soit ça, qu'on n'appelle plus ça un travail, qu'on appelle juste ça vivre, et qu'on soit dans notre expression naturelle.

J'aime beaucoup cette image : le pommier fait des pommes, et il est heureux. Si on lui demande de faire des oranges, il va travailler très fort. Puis il va gaspiller ses pommes, il ne les donne à personne, il ne les vend à personne. On le force à aller en laboratoire créer des oranges, ou à acheter des oranges à un oranger pour aller les vendre, alors que lui fait des pommes. Pourquoi ne pas être un pommier et faire des pommes, tout simplement ? Ça me semble un peu basique, là, un peu de base, mais c'est ça pareil : retrouver notre essence. Regarder ce qui pousse, ce que je fais naturellement, ce qui sort, ce que je produis naturellement. Un artiste va avoir envie de créer. Un communicateur, de communiquer, un dirigeant, de diriger, un rassembleur, de rassembler, et ainsi de suite.

Alors, on appelle ça des familles d'âmes, sans rentrer dans tous les détails. Et ces familles d'âmes-là, un peu comme les essences d'arbres… Les enfants ont des essences, et naturellement, ils vont aller vers ce vers quoi leur essence les appelle. Et si on ne les modifie pas, ils vont devenir cela, tout simplement. Si on les modifie…

Sly : J'aime ça. J'aime ça, parce qu'on a justement été modifiés. Quand je dis ça, c'est qu'on s'est laissé modifier par… Tu sais, je remarque que quand tu parles, tu prends beaucoup d'exemples concrets. C'est très facile de comprendre ce que tu dis. Moi aussi, j'ai tendance à faire ça.

Quand on va à l'école, on se fait demander : « Qu'est-ce que tu vas faire plus tard ? » Mais on n'a même encore rien découvert. Ou nos parents voudraient se projeter en nous : « J'aimerais ça que tu reprennes la ferme familiale. J'aimerais ça que tu fasses comme papa, comme maman. » Mais si on n'a pas envie, c'est comme si on se faisait mettre des idées dans la tête, alors qu'on n'a pas nécessairement envie de ça. Par contre, je ne sais pas où on a pris ça, mais il y a cette tendance à vouloir plaire : « Ah, je vais le faire pour ne pas décevoir mon parent, qui voudrait que je fasse ça. » Donc, tout au long de nos vies, on essaie de plaire aux autres, ou de ne pas leur déplaire. Puis finalement, on s'habitue. Ça, je déteste ça. Quand tu demandes à quelqu'un pourquoi il fait ça : « Je suis habitué, je connais juste ça. »

Et tout ce que tu viens de nous expliquer, on dirait que ça change la perspective, parce que ce n'était pas ça au départ. Tu nous as ramenés au moment où on était plus vulnérables, ou même plus libres, parce qu'on n'avait pas d'engagement. On n'avait qu'à s'émerveiller. J'adore ce que tu dis, Pascal.

Pascal : On n'avait personne à qui plaire, sinon être aimé par nos parents. Puis si nos parents nous offrent l'amour inconditionnel, peu importe nos choix, qu'on reprenne la ferme familiale, qu'on décide de devenir notaire, avocat, artiste ou je ne sais pas, recycleur de canettes… Garder cet amour inconditionnel, peu importe nos choix, c'est là qu'on peut être nous-mêmes. Mais quand tout à coup l'amour devient conditionnel… Et ça, j'en parle dans mon prochain livre, qui n'est pas encore paru, ce que j'appelle le paradis perdu.

Sly : Quelque part, ouais.

Pascal : Quelque part, quand on y pense… OK, si tu permets, on va revenir encore à la source. Des fois, on n'est même pas encore conçus que nos parents ont déjà hâte de nous recevoir. Ils nous aiment déjà, ils ne nous connaissent pas. Puis là, tout à coup, on est conçus, puis on se développe dans le ventre de la mère. Puis là, on dit : « Oh mon Dieu, on a hâte de le voir ! Est-ce que c'est un garçon, est-ce que c'est une fille ? » On peut avoir plein d'imaginaire. Et déjà, on est aimé inconditionnellement.

Puis là, je vais entrer dans des drôles d'images, mais bon. Arrive l'accouchement. Mon Dieu, vingt-quatre heures, ça se passe mal, c'est difficile. On sort de là brûlé, fatigué, mais dès qu'on met le bébé sur la poitrine, c'est comme : « Ah, mon Dieu, mon bébé ! » Tu vois ? Et là, il est aimé inconditionnellement. On arrive à la maison, on est fatigué, le bébé pleure toute la nuit, tout le temps. Il a faim, il a soif, il a froid. Et ce n'est pas grave, on se lève, on l'aime inconditionnellement. Tu vois un peu où je m'en vais ?

Puis là, ça continue pendant un bout de temps. C'est le paradis, hein ? Peu importe ce qu'on fait ou ce qu'on dit. On n'a pas de diplôme, on nous aime inconditionnellement. On ne sait pas ce qu'on va faire dans la vie, on nous aime inconditionnellement. Puis arrive le jour où on découvre le crayon-feutre, le marqueur indélébile. Puis là, on fait notre premier dessin sur le mur qui vient juste d'être peint. Eh bien, nos parents prennent ça en photo, ils mettent ça sur Facebook et disent : « Wow, son premier dessin ! » Et tout ça, c'est le paradis.

Puis un jour arrive ce que j'appelle le minuteur, le timer. Dans la tête de tous les parents, et ce n'est pas un tort, je le dis tout de suite, ce n'est jamais un reproche. Je ne reproche jamais rien ici, je ne fais qu'éclairer. Il arrive un jour où il y a comme un minuteur qui se déclenche. Et là, le parent arrive le matin pour aller voir son enfant, et il dit : « Bon, maintenant, tu es un grand garçon, tu es une grande fille. À partir d'aujourd'hui, tu vas faire un effort pour faire des beaux dessins. Tu vas faire ta chambre, tu vas faire ceci, tu vas faire cela. » Et là, tout à coup, l'enfant, lui, ce qu'il entend, c'est : « Si tu ne le fais pas, je ne t'aimerai plus. »

L'enfant n'entend pas la même chose que l'adulte. L'intention de l'adulte n'est pas celle-là, mais pour l'enfant, son parent, c'est son créateur, là. Il a tous les pouvoirs au monde. Et s'il lui dit : « Là, tu vas faire un effort », puis qu'en plus il ajoute : « Oui, bien, ton dessin n'est pas aussi bon que celui de ta sœur, il faudrait que tu t'améliores », lui, il comprend : « Là, je suis en compétition avec ma sœur, je suis en compétition avec mon ami, je suis en compétition. »

Et tranquillement, tout ça s'installe. C'est très insidieux. Ça s'installe, et l'enfant prend l'espèce de déviation que tu appelles la société. Et ça s'installe, et là, on veut plaire. On ne veut pas perdre l'amour, on veut garder nos privilèges. On ne veut pas perdre notre iPad, perdre notre jeu, perdre ceci, perdre cela, on veut aller à Walt Disney. Donc on se force pour avoir de bons résultats. Et ça installe une forme d'anxiété, pour ne pas la nommer, qui fait en sorte que : qu'est-ce qui arrive si je ne réussis pas ? Qu'est-ce qui va m'arriver ? Est-ce que mes parents vont m'aimer encore ? Les enfants ne le disent pas comme ça, mais ça se vit en dedans. Est-ce que j'ai un futur ? Qu'est-ce qui va m'arriver ?

Et quand on regarde la société en ce moment, c'est incroyable. Le niveau d'anxiété est en train d'étouffer la majorité des gens. C'est incroyable. Je ne voyais pas ça avant, autant d'anxiété. Il y a des rendez-vous qui s'annulent : « Ah, je fais trop d'anxiété. » Je ne voyais pas ça avant. Donc, c'est sûr qu'il s'est passé quelque chose quelque part à travers le temps.

Sly : Est-ce que tu as encore foi en l'humanité, en l'être humain, quand tu vois où on est rendus ?

Pascal : Oui. Dès qu'on s'assoit, qu'on ferme les yeux, qu'on ferme les oreilles, qu'on ferme la bouche, qu'on ferme tous nos sens, et qu'on se dépose profondément à l'intérieur de soi, qu'on rentre dans notre corps, disons ça comme ça, OK ? Qu'on arrête de regarder à l'extérieur tout ce qui se passe, puis d'écouter tout ce qui se passe. On retrouve le calme et le silence pur du moment. Nos pensées aussi, bien sûr, ça fait beaucoup de bruit, tout ça. Il s'agit d'arriver à les laisser passer comme des nuages dans le ciel. Il ne faut pas les combattre.

Souvent, on pense qu'il faut faire taire nos pensées. C'est à peu près impossible, c'est comme faire taire notre cœur ou nos poumons. On ne veut pas ça. Alors les pensées passent comme les nuages dans le ciel, on les laisse aller, on s'en détache. Et là, on retrouve ce calme-là. Et après, quand on reste là assez longtemps, comme dans un bain chaud, à une bonne température, il se passe quelque chose : on se détend et on s'ouvre. Et dès qu'on retrouve ces sensations-là, on ne veut plus quitter ça.

J'ai guidé une méditation de groupe le 20 septembre, récemment, il y a une semaine ou deux, je ne sais plus. Et à un moment donné, le groupe est arrivé dans cet espace, dans cette espèce d'onde-là. Après la méditation, quand je les invitais à ouvrir les yeux, c'était le silence total. Le mental était complètement… je ne dirais pas endormi, mais les nuages circulaient, on ne s'en occupait plus. Ça se sentait. Et ça, c'est ce qu'on cherche, c'est ce qu'on veut, c'est ce que tout être humain veut. Et c'est très accessible, beaucoup plus qu'on pense. Ce n'est pas loin de nous, ça ne prend pas des années à arriver là. C'est là, c'est présent. Évidemment, la seule chose, c'est qu'il faut le faire. Prendre le temps de se déposer, de s'immobiliser.

Quand j'ai commencé à méditer, je prenais une corde de bateau, une corde d'un demi-pouce peut-être, très souple, et je mettais ça tout autour de moi. Je faisais un cercle. Et je mettais à l'extérieur du cercle tout ce qui ne concernait pas le moment présent, donc ma méditation. Je prenais mes livres d'études, je les mettais de l'autre côté. J'étais étudiant. Il fallait payer, je ne sais pas, moi, la carte de crédit : j'écrivais ça sur un post-it, puis je mettais ça à l'extérieur. Tout à l'extérieur. Tout ce qui me venait, je le mettais à l'extérieur. Le téléphone, il n'y en avait pas. À l'époque, ça n'existait pas.

Sly : Ah oui.

Pascal : Il était accroché au mur avec un fil, à l'époque. Je dis ça parce que je trouve ça drôle, les gens méditent avec le téléphone à côté, au cas où ils manqueraient un appel.

Sly : Oui.

Pascal : Et puis, en mettant tout ça à l'extérieur, tout à coup, il n'y avait plus rien dans le cercle. Il n'y avait que moi et le moment présent. Et c'est comme ça, tranquillement, qu'on retrouve vraiment ce qu'on cherche. Tout le monde cherche ça. Je ne connais personne qui ne cherche pas le calme, la paix et le bonheur. Maintenant, comment ? C'est le comment, après.

Sly : Oui. Puis je pense que tu as répondu à ma question, parce que quand on parle de méditation, par exemple, de faire le vide, les gens disent : « Ah, moi, je ne sais pas comment méditer, ça ne marche pas ! » Justement, tu viens de le décrire : il y a trop de choses dans le mental, il faut faire le vide. Parce que ce n'est pas compliqué. Méditer, ça ne prend pas un diplôme, ça prend juste un voyage au cœur de soi. C'est aller à l'intérieur. Alors tout le monde peut faire ça, c'est juste que peut-être que certains ont des préjugés envers cet exercice-là.

Pascal : On a besoin d'être guidés, honnêtement. On a besoin d'avoir des outils, des techniques, des moyens, de quelqu'un qui a traversé le chemin cent mille fois et qui connaît la route. Donc, on va le suivre au début. Puis à un moment donné, quand la route est intégrée, on n'a plus besoin du guide, et on le fait nous-mêmes. Et c'est là que c'est intéressant de s'appuyer sur les gens autour de nous.

Justement, dans le livre, je parle de l'interdépendance. Et je pousse ça même un peu plus loin dans le prochain livre : l'interautonomie. Souvent, les gens veulent être indépendants : « Moi, je ne veux avoir besoin de personne, je ne veux pas avoir besoin de guide, je veux tout faire par moi-même. » Mais c'est complètement à l'opposé de comment on est en humanité, je dirais. On est tous interreliés, on a tous besoin des autres. J'ai besoin en ce moment de la personne que je ne connaîtrai jamais, qui est en train de semer un brocoli quelque part sur la planète, je ne sais pas où, parce que je vais manger ce brocoli-là un jour. Alors, tu sais, on est tous dans cette relation-là. Et quelque part, cette relation-là, c'est ce qui nous unit. Être dans cette conscience-là, ça change tout. Et on a besoin les uns des autres, donc on a aussi besoin d'un guide de méditation.

Sly : Vraiment. Moi, je veux faire un parallèle avec ça, parce qu'en gérance d'artistes, quand je fais des conférences, je dis qu'avant de vouloir imposer nos règles, il faut savoir les maîtriser. Donc, on a besoin des autres, justement, tu viens de très bien le dire, comme guides, pour être mieux outillés après dans notre quotidien.

Je suis en plein dans ma lecture de ce livre-là, Phares dans la Tempête, et tu dis, dans un chapitre : « Votre senti vous ment. » J'ai accroché un peu à ça, parce qu'on incite les gens à suivre leur intuition. Encore là, des fois, on ne sait pas faire la différence entre notre intuition et la voix du mental, qui parle beaucoup plus fort. Parce que le mental, lui, veut toujours des explications, puis ça ne finit plus. J'aimerais que tu me parles un peu de ce chapitre-là. « Votre senti vous ment. » Ça veut dire qu'on se trompe ?

Pascal : Ça veut dire… Je vais commencer par une image, parce que c'est important, et j'en parle dans le livre. Je prends cette image-là, OK ? Je me souviens, moi, quand j'étais enfant, je jouais à l'extérieur, c'était l'hiver, je me suis gelé les mains. Et je rentre à l'intérieur avec les mains gelées. Évidemment, je pleure aussi, je me souviens bien. Quand ça dégèle, ça brûle, puis ça fait mal. Et ma mère, bien gentille, me dit : « Regarde, viens mettre tes mains en dessous de l'eau. » Elle part l'eau, et elle s'assure, elle met ses mains en dessous, pour être sûre que c'est confortable. Que je ne me brûle pas, que ce n'est pas froid, que ce n'est pas chaud. Donc elle me dit : « Vas-y, mets tes mains, ça va te faire du bien. »

Et je mets mes mains sous l'eau, et c'est comme si c'était de l'eau bouillante. Et là, je dis : « Mais non, c'est de l'eau bouillante ! » Elle dit : « Mais non, c'est de l'eau fraîche, regarde. » Elle met ses mains en dessous pour me prouver que c'est de l'eau fraîche. On a deux sentis complètement différents. Elle, elle a le senti que l'eau est fraîche, puis moi, j'ai le senti que mes mains me brûlent. Et là, il faut faire attention, on peut partir dans l'interprétation : « Est-ce que tu veux me brûler ? Est-ce que tu es en train de vouloir me faire mal ? » Imaginons que je parte de mon senti et que j'extensionne ça. J'ai une douleur, je pourrais me mettre à imaginer n'importe quoi.

Parfois, notre imaginaire est tellement fertile. Tout le monde a un imaginaire fertile. On n'a qu'à s'imaginer… Faisons-le, en direct, là. Imaginons-nous quelque part sur le bord de la mer, la mer turquoise à perte de vue, avec un ciel bleu et un soleil radieux. C'est beau, c'est magnifique. Et on entend le tout petit son des vagues très légères, le vent qui souffle, le vent chaud. Je m'arrête là, et je suis sûr que des gens peuvent le sentir. Pourtant, on n'est pas là.

Quand je dis que notre senti nous ment, c'est que notre senti est le résultat de ce qu'on s'imagine, de ce qu'on interprète ou de ce qu'on pense. Et après, si on se met à croire ce qu'on ressent, on va jurer que c'est vrai, alors que ce n'est pas nécessairement le cas. C'est ça, tantôt tu le disais, c'est tout le discernement. Arriver à apprendre à discerner : ce que je ressens en ce moment, ce n'est pas nécessairement l'intention de l'autre.

Et moi, je vois ça beaucoup dans les couples, par exemple. Quelqu'un dit quelque chose à son conjoint ou à sa conjointe. Et l'autre dit : « Je le sais, tu as voulu me blesser avec ça. » L'autre répond : « Mais non, je n'ai jamais voulu ça. Tu t'es senti blessé, mais moi, je ne t'ai pas blessé. » Et là, ça cause tout le charabia qui fait en sorte que ça peut devenir parfois un conflit dans le couple, basé sur ce que je ressens, qui n'a rien à voir nécessairement avec l'intention de l'autre.

Alors tu vois, ce n'est pas facile à mettre en mots en quelques minutes ici, dans une entrevue. J'invite vraiment les gens à aller lire le chapitre, parce que là-dedans, je l'explique d'un bout à l'autre et je l'éclaire vraiment. L'idée, ce n'est pas que notre senti est faux. Notre senti est vrai. Moi, j'avais vraiment les doigts qui brûlaient sous l'eau. Mais ça ne veut pas dire que quelqu'un voulait me brûler pour autant. Dans une même pièce, par exemple, quelqu'un est confortable à 21 degrés et l'autre est confortable à 19 degrés. Des fois, on va dire : « Il fait chaud. » Non : « J'ai chaud. » « Il fait froid. » Non : « J'ai froid. » Et c'est ça, la communication : apprendre à dire les choses autrement, pour arriver justement à s'entendre et sortir de l'accusation et de l'interprétation. Savoir reconnaître notre senti sans nécessairement l'attribuer automatiquement à l'extérieur. Voilà.

Sly : C'est tellement bien dit. J'invite les auditeurs à lire ce livre-là, parce que moi, j'ai un plaisir fou. Et on s'est rencontrés, ça ne fait pas longtemps. Alors, tu vas peut-être dire que je ne suis pas rendu loin, mais c'est parce que des fois, il faut que je lise deux fois le même passage. Surtout au chapitre… En tout cas, « Pourquoi l'humanité dort ». J'ai beaucoup de difficultés avec ça, moi : pourquoi l'humanité dort ? Mais on en a parlé un peu dans cette entrevue. Alors je vous invite à aller lire ce livre-là, que je trouve déjà extraordinaire. Il est disponible même sur ton site internet, on va en parler en terminant.

Mais je veux qu'on revienne au nouveau livre. Parce que moi, je veux savoir : quand tu as écrit ce livre-là, après ton voyage, est-ce qu'il y a quelque chose que tu n'avais pas compris au moment du voyage ? Parce que tantôt, tu nous as dit que tu le relisais. Donc, est-ce qu'il y a quelque chose que tu as compris après ?

Pascal : Le voyage, c'était il y a vingt-cinq ans, celui-là, en tout cas, que je nomme, quand j'ai découvert le bracelet. Et bien sûr, tout le reste, c'est comme un voyage. C'est quelque chose qu'on vit, qui est intense, puis après, c'est quelque chose qui s'intègre au quotidien. Un voyage initiatique, c'est ça. Donc clairement, je n'ai pas tout intégré. On dit compris, mais moi, je dis plutôt intégré, ou vraiment « embody », en anglais, chacun des éléments que j'ai découverts là. Et tellement d'éléments se sont placés à travers ma vie, à travers les années.

Et c'est pour ça que j'ai attendu autant d'années avant de l'écrire. Il y avait quelque chose à l'intérieur de moi que je voulais laisser mûrir, jusqu'au point où je me sentirais à l'aise de tout mettre ça en mots, et de pouvoir ensuite en témoigner et le traduire. Tantôt, tu l'as dit, c'est important de… Comment on dit, que les bottines suivent les babines, comme on dit au Québec ? Voilà. C'est important, c'est la cohérence. Donc oui, effectivement, il y a plein de choses que j'ai vécues qu'il a fallu intégrer à travers le temps, nécessairement. Voilà.

Sly : Et est-ce qu'il en reste encore ?

Pascal : C'est sûr. Je vais les découvrir dans le futur.

Sly : Comme ça fait vingt-cinq ans, ce voyage-là, si le bracelet pouvait te parler aujourd'hui, qu'est-ce que tu penses qu'il te dirait ?

Pascal : La même chose qu'à l'époque, parce que c'est la réponse ultime à la question ultime. Ça a changé ma vie, ça a guidé ma vie. Et n'importe quelle question que je me pose, c'est toujours la même réponse qui arrive, et c'est celle que le bracelet m'a révélée. C'est vraiment une réponse, comme on dirait, universelle, simple. Quatre lettres, mais universelles, qui ramènent tout le temps dans le cœur, qui ramènent toujours dans la conscience, qui ramènent toujours au centre de soi.

Sly : C'est quand même particulier, hein ? Des années plus tard, comme ça.

Pascal : Oui.

Sly : Je n'ose pas… Est-ce qu'on peut le savoir, ce que c'est, ou il faut lire le livre ?

Pascal : Eh bien oui, on peut le savoir en le lisant, certainement. Je pourrais le dire, mais j'ai le goût de garder ce petit côté un peu mystérieux.

Sly : Oui, garde-le. Il est maintenant disponible aux Éditions Le Dauphin Blanc, et il sera dans toutes les librairies, ou sur ton site internet. On va terminer avec ça, Pascal, parce que je te parlerais pendant des heures, tellement c'est fascinant, tellement ça vibre en moi, et je suis sûr que ça vibre avec les auditeurs aussi. Je prendrais bien une matinée avec Pascal, pourquoi pas !

Pascal : Ça t'intéresse ? Eh bien oui, on va le faire, certainement, avec joie.

Sly : Je dis ça parce qu'on peut aller à ta rencontre, on peut aller dans ton univers, Pascal. On peut aller premièrement sur ton site internet, parlecoeur.com, et là, on y voit tout ce qui peut s'offrir à nous. J'aimerais ça que tu nous en parles.

Pascal : Bon, eh bien d'abord, je dirais les consultations individuelles, en Coaching de l'Âme. On n'en a pas beaucoup parlé, mais c'est justement tout ce qu'on s'est dit aujourd'hui : guider les êtres à retrouver leur essence, à retrouver qui ils sont, mais vraiment l'intégrer dans le quotidien. Ce n'est pas désincarné de la vie. C'est vraiment incarné dans les relations, dans notre travail, dans nos activités, dans tous nos choix de vie. Donc, le Coaching de l'Âme, c'est une des voies.

Après, bien évidemment, je donne des conférences. Si on va sur la page Une matinée avec Pascal, du moins dans les menus, on va la trouver, ou dans le calendrier des événements, on voit l'ensemble des thèmes des conférences. Alors, comment je fais ça ? Il y a au début une intériorisation, bien sûr, pour se rendre disponible. Après, je présente le thème, et puis je commence à en parler. Et j'aime ça quand les gens… On est en interaction, j'adore répondre aux questions. Alors je réponds aux questions que les gens ont en lien avec le thème, et puis on avance comme ça. Puis à un moment donné, je guide les gens dans une méditation profonde, pour pouvoir justement atteindre cet état-là dont je parle, de bien-être et de paix intérieure. Alors voilà, ce sont des matinées accessibles en présentiel pour les gens qui habitent dans la région de Blainville, Sainte-Thérèse, Rosemère, tout ça. On peut aussi y assister en ligne, et c'est disponible sur mon site.

Le Bracelet du Désert, là, on ne trouvera pas l'information pour l'instant, mais il y a un voyage en Égypte qui s'en vient, sur les pas d'Elias. Presque exactement le même parcours que celui qu'Elias vit dans le livre, son initiation, avec les différents lieux d'Égypte. Il y aura un voyage en 2028 environ, 2028-2029, qui va prendre forme, et je le mettrai sur mon site éventuellement. Donc ça, c'est quelque chose qu'on pourra trouver.

En ce moment, il y a le livre Phares dans la Tempête, il y a Le Bracelet du Désert, il y a des formations à la méditation. Justement, les 18 et 25 avril 2027, je vais donner une formation à la méditation, la Voie Méditative Parlecoeur. La détente, la pleine conscience et la propulsion. Moi, ce que j'enseigne, ce sont les trois, mais surtout le point culminant, le bout, c'est la propulsion. Alors ça, je l'enseigne, toute l'information est là. Quoi d'autre ? Je peux parler du Coaching de l'Âme, peut-être, qui est un peu le cœur de ce que je fais vraiment.

Sly : C'est tellement un bel univers. Et je pense qu'on devrait tous se reconnecter à notre essence. Alors oui, j'aimerais que tu nous en parles. Ça me donne le goût de devenir ça, moi, un Coach de l'Âme.

Pascal : Oui, justement, j'enseigne, et ça commence quelque part en 2027, je pense. Je pense que c'est septembre 2027. Il faudrait que je regarde. C'est fou, je ne connais pas mes propres dates.

Sly : Il y en a trop.

Pascal : Il y en a trop. Elles sont écrites sur mon site. Voilà, moi-même, je vais sur mon site pour m'y référer. Donc, il y a une formation au Coaching de l'Âme qui se déroule sur deux ans. Ce n'est pas une formation de surface, c'est vraiment une formation en profondeur, où on devient l'outil. Quand on est Coach de l'Âme, on a d'abord intégré soi-même tout ce qu'on enseigne et la façon dont on guide les gens. On devient l'outil nous-mêmes.

Alors cette formation-là amène les gens à développer ça dans leur vie. Soit pour être Coach de l'Âme, dans le sens d'en faire un travail, un métier. Ou bien on est parent, et on a le goût de coacher nos enfants en lien avec leur âme, pour pouvoir les garder et les entretenir dans cette pureté. Ou bien on veut nous-mêmes retrouver cela, pour soi. Et à travers la formation, bien sûr, on y va aussi. Alors ça, c'est la formation, le Coaching de l'Âme nous amène là.

Maintenant, c'est quoi, le Coaching de l'Âme ? Je vais tenter de le définir un peu. Pendant des années, je rencontrais des gens, et les gens me disaient : « C'est pas pareil. Quand je te rencontre, il y a quelque chose de différent des autres personnes que j'ai consultées. » Ce n'est pas mieux ou moins bien, ou peu importe, c'est juste différent. Et il y a des gens qui me disaient : « T'es un aiguilleur, t'es un pisteur, t'es un guide. » Puis à un moment donné, j'ai commencé à réfléchir. L'énergie que j'utilise, c'est l'énergie du coach. C'est quoi, le coach ? Quand on pense au hockey ou à n'importe quel sport, le coach est celui qui va stimuler, donner le plan, faire avancer. C'est l'énergie du coach. Donc ça, c'est une chose. Ce n'est pas passif, c'est très dynamique, comme en ce moment. C'est ça dans les rencontres aussi, c'est très, très dynamique.

En lien avec l'âme, donc notre essence, vraiment qui on est vraiment. Donc arriver à enlever toutes les couches qui se sont accumulées avec le temps, pour retrouver ce joyau qui est au cœur de nous, qui est là et qui n'attend qu'à être découvert. Et après ça, vivre en fonction de ça. C'est tout cet accompagnement-là que j'offre.

La majorité de mes clients viennent me voir sur des années. Dix ans, vingt ans, trente ans d'accompagnement, la même personne. Je vois leurs enfants, leurs familles, et c'est vraiment un accompagnement global. On entre dans un tel niveau d'intimité, de paroles, d'énergie, de complicité.

Sly : Ah oui.

Pascal : Puis à un moment donné, je connais la vie des gens d'un bout à l'autre. Alors c'est intéressant, parce que quand les gens arrivent, on parle d'un thème, on parle d'une situation qu'ils vivent, au travail, dans leur famille, dans leur vie. Ce n'est pas qu'ils ont des problèmes, ça, c'est important. Souvent, la porte d'entrée, c'est le problème que les gens ont. Mais à un moment donné, c'est qu'ils veulent tout simplement continuer d'évoluer. Souvent, quand il y a le feu, on appelle les pompiers. Puis quand il n'y a pas le feu, on appelle la décoratrice intérieure ou le décorateur intérieur. Moi, je suis le décorateur intérieur.

Sly : Ah oui.

Pascal : Puis par moments, il y a un petit feu à éteindre. Souvent, les gens arrivent avec un feu à éteindre, puis il s'éteint. Et puis après, là, on peut redécorer la vie, la rendre plus belle, plus joyeuse. Comment on peut la rendre plus harmonieuse ? Voilà le travail du Coaching de l'Âme, résumé en quelques mots.

Sly : Pascal, merci beaucoup pour cette belle rencontre. Je trouve que tu as une belle lumière, et tu nous as apporté plusieurs pistes de réflexion. Moi, je pense qu'aujourd'hui, il reste peut-être des questions, mais on a de nouveaux outils, je trouve, pour traverser nos propres tempêtes. Il y a des tempêtes tous les jours dans nos vies. Et puis là, tu nous as donné de l'espoir. Alors moi, j'invite les auditeurs à découvrir ton univers, avec tes livres Phares dans la Tempête et Le Bracelet du Désert, les conférences aussi, et ton accompagnement comme Coach de l'Âme. Rendez-vous sur parlecoeur.com. Merci beaucoup, Pascal. Ça a été très, très, très agréable, et j'espère qu'on va se reparler très bientôt.

Pascal : Ah oui, c'est certain. Avec joie. À une prochaine. Merci.

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