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Transcription

Transcriptions des conférences, capsules et entrevues de Pascal N. Paquette, offertes pour la lecture et l'accessibilité. Ces enregistrements ont été réalisés au fil des années et les transcriptions ont été légèrement éditées pour la lisibilité.

Mes outils de rééquilibre au quotidien

Bonjour, je suis Pascal N. Paquette de parlecoeur.com et aujourd'hui je vais vous entretenir de nos outils de rééquilibre au quotidien. Depuis plus de 30 ans, j'accompagne des Êtres sur leur chemin de vie avec plusieurs outils. Et ce dont je me rends compte que les gens ont le plus besoin, et que moi-même j'ai eu le plus besoin dans toute ma vie et que je pratique encore chaque jour, ce sont mes outils d'équilibre au quotidien.

Qu'est-ce qui fait que je me sens bien? Qu'est-ce qui fait que je maintiens ce bien-être? Ou qu'est-ce qui fait que je me déséquilibre, et comment retrouver mon équilibre? Commençons d'entrée de jeu en disant qu'il n'y a pas de formule magique. Souvent, on cherche la formule magique. Ça n'existe pas. C'est une question de constance, de présence, et je dirais même de fine présence à soi.

J'aime beaucoup les métaphores, alors allons-y avec une première. Quand j'ai faim, mon corps a besoin de quelque chose. Il m'envoie un signal de faim. Mais si j'écoute vraiment mes cellules, il ne dira pas qu'il veut manger n'importe quoi. Il va me donner une instruction, ou du moins un ressenti très spécifique par rapport à ce qu'il souhaite.

Je vais être attiré par un type de nourriture, puis tout à coup par un autre. Je pense que tout le monde a vécu ça à un moment ou à un autre. Tout à coup, j'aime beaucoup le brocoli. Puis à un moment donné, je n'y pense plus. Il y a des mouvements comme ça qui se passent au niveau de nos goûts, et c'est souvent en lien avec ce dont notre corps a besoin.

Notre corps porte une fine intelligence qui nous transmet exactement ce qui nous convient. Prenons un exemple. Notre corps souhaite tel type de vitamines, de minéraux, de nutriments, et je vais plutôt suivre le goût que j'ai dans la bouche que ce que mon corps me transmet. Alors je vais manger quelque chose qui ne contient pas ce qu'il cherche. J'ai beau en manger, en manger, à un moment donné je n'aurai plus faim parce que mon estomac sera rempli, mais la sensation de faim persistera quand même. Même si je suis rempli, je ne suis pas nourri.

Je n'ai pas répondu au réel besoin. C'est simple, c'est une question de complicité avec soi. Et pour arriver à ce type de complicité, on doit être en présence, en contact et à l'écoute.

C'est un peu comme avec un conjoint, une conjointe ou des enfants. Pour avoir un certain degré de complicité, il doit y avoir de la présence et de l'écoute. De l'écoute réelle, pas une écoute où je m'entends moi parler, mais vraiment une écoute profonde de l'autre. La même chose vaut pour la relation avec soi.

Ce qui est important, c'est d'être son meilleur ami. Quand on a un meilleur ami, on passe du temps avec lui. On aime échanger, entendre ce qu'il a à nous dire, lui raconter ce qui nous concerne. Il y a peut-être quelques conversations de surface, mais essentiellement ce sont des conversations profondes, des conversations qui font sens.

Il y a une complicité, on se connaît bien, on ressent bien l'autre, on sait ce qui se passe dans sa vie. S'il ne nous dit pas quelque chose, on le sait. S'il nous dit quelque chose qui n'est pas tout à fait juste, on le sait aussi, et on peut lui en parler. Il y a un échange, avec sensation, connexion et profondeur. Et quelque part, c'est ça qu'on a à développer avec soi.

Je dirais que c'est peut-être ce qui fait le plus défaut dans la vie de la plupart des gens qui me consultent, ce type de relation fine à soi. On sait quel genre de film on aime, quel type de voiture on aime, mais plus profondément, sur ce qui touche notre bien-être réel, on se connaît peu. Est-ce que je suis capable de répondre à la question « qui suis-je? » Souvent, quand je pose cette question, c'est le silence ou la confusion qui règne.

Donc, pour aller vers nos outils de rééquilibre au quotidien, il faut se connaître. C'est simple, on doit passer du temps avec soi, avoir une présence à soi, une intimité avec soi, une complicité avec soi. Et de cette complicité naît la connaissance de ce dont on a besoin.

Les outils, eux, sont très simples. Ce sont des éléments qui ne coûtent généralement rien, accessibles à tous, peu importe le niveau de vie, les finances ou le lieu. Ce sont des éléments qui ne dépendent de rien d'extérieur à soi, ou si peu.

Marcher. Mais en s'écoutant soi, en étant présent à soi, en relation avec le battement de son cœur, avec le mouvement de ses poumons, avec les articulations qui bougent, avec la façon dont on dépose son pied sur le sol. C'est ce qui fait la différence entre une marche où je suis conscient de 5 ou 10 % de moi-même, et une marche où je deviens conscient de 90 % de moi-même. Je suis en présence. Je sens que je suis avec moi.

La respiration. Elle est accessible à tous, tout le temps, en tous lieux. Debout, couché, entouré de monde ou seul, au sommet d'une montagne ou en pleine ville, la respiration est vraiment l'outil principal de relation à soi et de présence à soi.

C'est aussi l'élément qui fait le plus défaut dans la vie des gens, et la première chose influencée par les émotions. Si j'ai peur, il y a une contraction, ma respiration bloque et ça fige. Aussitôt que le danger passe, un relâchement se crée. Mais si je vis constamment dans un état de tension, à un moment donné on ne s'en rend plus compte. Le stress devient un mode de vie, et notre respiration en est affectée.

Quand je prends une profonde respiration, ne serait-ce qu'une seule, en gonflant le ventre, en retenant le souffle une ou deux secondes et en laissant aller, je ressens une sensation de détente. Ça ramène à soi et ça relâche. Notre système nerveux se calme.

Sans entrer dans des techniques complexes, gardons ça simple. On respire par le ventre, profondément, en gonflant le ventre. On retient une seconde ou deux, puis on dégonfle. Souvent, la respiration qu'on observe chez les gens est une respiration de surface, dans le haut de la poitrine, comme si le ventre était toujours en tension. L'idée est de laisser aller les muscles du ventre et d'amener sa respiration au niveau du bas-ventre. Si vous le pratiquez à quelques reprises, vous verrez que la sensation arrive rapidement.

Maintenant, il faut s'entendre sur le mot « rapidement ». J'ai dit qu'il n'y a pas de solution magique, et il n'y en a effectivement pas. Il y a la constance, la persévérance, la mise en pratique quotidienne.

Je prends souvent l'exemple de l'eau, parce qu'il illustre bien les choses. Imaginons que j'ai pratiqué pendant plusieurs années un comportement stressant qui bloque ma respiration. C'est un peu comme si je prenais une masse d'eau à 80 degrés Celsius et que je la refroidissais, encore et encore. Quand elle atteint zéro degré, elle gèle. Il y a cristallisation, changement d'état. Et l'eau continue de se refroidir, jusqu'à moins 10, moins 15, moins 20 degrés.

Et là, je vous dis, c'est simple, vous n'avez qu'à allumer le four et la glace va commencer à se réchauffer. Eh bien, vous n'obtiendrez pas une masse liquide en une seconde, ni une grande détente en une seule respiration. Si ça fait des années que votre eau refroidit, il se peut qu'il faille respirer à plusieurs reprises, pendant une certaine période, avant d'atteindre un niveau de détente et de bien-être.

Il y a quand même un impact. Un peu comme pour l'eau, si je passe de moins 15 à moins 14 degrés, l'impact est réel et mesurable au thermomètre, mais il n'est pas visible. Je ne verrai pas de changement d'état instantané. Je vais devoir chauffer moins 14, moins 13, moins 12, jusqu'à atteindre le moins 1, puis le plus 1. Et là, il y a une bascule. Je viens de me décristalliser, je viens de retrouver un état de bien-être.

C'est l'autre élément super important à saisir. Il n'y a pas de solution magique, et ça prend de la persistance, de la persévérance et de la constance. Il s'agit aussi de cesser d'avoir des attentes démesurées envers soi, celles qui nous amènent à perdre confiance en un processus.

Par exemple, des gens me disent « j'ai fait ce que tu as dit, j'ai médité dix minutes aujourd'hui et je ne me sens pas mieux ». Ce n'est pas de méditer dix minutes qui va faire qu'on se sent mieux. Sur le coup, on peut même se sentir moins bien, parce qu'en dix minutes on n'a pas vraiment le temps de se rendre dans un état de détente profonde. Les pensées sont encore très présentes, il y a encore des tensions dans le corps. Donc, ne pas avoir d'attente démesurée par rapport à une technique ou à un outil, mais plutôt être dans la conscience que ça prend de la régularité.

Je suis bien conscient que je me répète, et je vais continuer de me répéter parce que ce sont des éléments si simples et tellement négligés. Ce sont aussi les difficultés que j'ai rencontrées au début de mon cheminement, comme tout le monde. Je ne blâme personne, on en est tous là. Mais ça m'a permis de pratiquer jusqu'à ce que je découvre des outils.

Les outils comme tels, ce n'est rien. C'est un peu comme un clou qui sort de mon plancher. J'ai un marteau, mais si je ne m'en sers pas, le clou ne rentrera pas. Et ça se peut que ce ne soit pas un coup de marteau, mais dix ou vingt, pour que le clou retrouve sa place. Ce sont des choses simples que je vous transmets. Ce n'est rien de sorcier.

Mais dans notre société moderne, on cherche la satisfaction rapide, l'élimination du symptôme sans effort. Quand on parle de cheminement personnel, quand on parle de changer sa vie, ça passe non pas par l'effort, je dirais plutôt par le lâcher-prise. Lâcher prise sur les efforts de performance, sur les efforts de résultats, et plutôt se détendre et respirer calmement, plutôt que de se mettre sous pression.

Plus ça va vite et plus on obtient de résultats rapides, plus on veut qu'il en soit ainsi partout. Je comprends très bien l'idée, mais dans un processus de rééquilibre de sa vie, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.

La règle universelle, c'est vraiment celle de l'eau. On doit chauffer jusqu'à ce qu'elle devienne liquide. Et quand elle est liquide, c'est là qu'on retrouve notre état de fluidité. Si on va plus loin, on peut même en faire de la vapeur. Sous forme de vapeur, c'est encore mieux. On se dit « wow, je me sens tellement bien, j'ai l'impression que plus rien ne m'atteint ». Un avion voyage très bien à travers un nuage, qui est de l'eau en suspension. Dans l'eau liquide ou dans la glace, on oublie ça. Vous comprenez l'image.

Plus on est en expansion, plus on est détendu, ouvert, dans un état de bien-être, plus on se sent heureux et en équilibre.

On a parlé de la marche et de la respiration. Souvent, quand on marche, on respire, ce qui nous amène à être en contact avec notre respiration. Ce sont vraiment les deux outils principaux. Peu importe ce qui arrive, aller marcher et respirer, ce sont les deux premiers éléments à faire.

La posture. La structure de notre être nous amène à un alignement. Tenez-vous debout et mettez tout votre poids vers l'avant. Si vous restez comme ça longtemps, vous aurez mal au bout des pieds. On n'est pas fait pour ça, on est fait pour être en équilibre, le poids réparti de façon égale sur nos pieds. Pas la tête penchée vers l'avant. Si vous restez comme ça longtemps, ça demande un effort et ça crée un état de tension. Un alignement et une posture juste favorisent la libre circulation de l'énergie.

Souvent, quand on veut se reposer, on va s'asseoir devant la télé. Et dans quelle posture s'installe-t-on? Souvent, une posture affalée sur le divan, qui n'est pas une posture de repos. Les jambes croisées, les bras croisés, le corps penché d'un côté ou de l'autre. Ce n'est pas comme ça qu'on va trouver une sensation de bien-être. Pendant quelques minutes, ça va. De façon prolongée, on ne se sentira pas mieux.

Que je sois au bureau, à l'ordinateur, en train de conduire ou de parler à quelqu'un, il s'agit d'être conscient de ma posture. « Juste » ne veut pas dire « raide ». « Juste » veut dire souple, en équilibre, mais aligné.

La nourriture. Si j'ai mangé trop lourd, si j'ai mangé des éléments qui ne conviennent pas à mon corps parce que je ne me suis pas écouté, mon corps va me donner des signes de fatigue, de congestion, de lourdeur. Et là, je vais être porté vers des aliments excitants pour me redynamiser. Ce n'est pas comme ça qu'on retrouve l'équilibre.

Un outil d'équilibre, c'est d'être présent à soi et de choisir une nourriture juste. Juste ne veut pas dire aller à l'autre extrême et tout éliminer. C'est plutôt choisir un pain qui est bon pour soi, choisir des aliments légers qui nous nourrissent réellement. Et quand je termine un repas, j'ai la sensation d'avoir plus d'énergie qu'en le commençant.

Si je mange des aliments vivants, des germinations, de la salade, des aliments sans pesticides ni herbicides, ce qu'on appelle aujourd'hui des aliments biologiques, ils me donnent de l'énergie. Si je prends des aliments transformés, avec des colorants artificiels et des agents de conservation, que mon corps ne reconnaît pas comme de la nourriture, ça le remplit sans le nourrir.

On voit souvent des gens qui veulent la meilleure huile et la meilleure essence pour leur voiture, parce qu'ils veulent qu'elle performe et qu'elle dure. C'est rare d'entendre quelqu'un dire « n'importe quoi dans mon auto, ce n'est pas grave ». On ne mettrait pas de mélasse ou de jus dans notre voiture, parce qu'on sait très bien que le moteur ne fonctionnerait pas et que ça coûterait cher en réparations.

Notre corps, c'est exactement la même chose. Si on imagine qu'à l'intérieur de nous il y a un moteur qui transforme du carburant en énergie, on doit lui donner des aliments qui pourront être transformés en énergie, et non des aliments qui vont lui en demander ou qui vont l'alourdir.

On veut mettre une huile propre, on la change régulièrement, on veut que ça circule bien. Notre huile, c'est notre sang, c'est notre lymphe. On veut qu'ils soient légers et purs, sans dépôts qui viendraient congestionner la circulation.

Je vous donne des choses très évidentes. Sauf que la question devient : comment je considère mon corps par rapport à ma voiture? Souvent, la voiture devient plus importante parce que l'effet est visible tout de suite. Mais on sait aussi que certains éléments ont une incidence à long terme. On ne voudrait pas d'une voiture qui rouille prématurément ni d'un moteur qui brise à 50 000 km.

Il faut voir notre corps de la même façon. Ce que je lui donne a un impact à court, moyen et long terme. Donc, qu'est-ce que je veux? C'est ça, la question à se poser. Qu'est-ce que je souhaite pour moi à long terme? Si je le sais, j'ai simplement à faire aujourd'hui des choix cohérents avec ce que je souhaite obtenir plus tard.

Un verre d'eau se remplit avec des gouttes. On ne se crée pas de déséquilibre parce qu'on mange une fois du pain blanc. Entendez-moi bien, je ne suis pas un extrémiste. Le corps est très bien capable de composer de temps à autre, à condition que ce soit bien réparti dans le temps. Je peux prendre un peu plus de vin, un peu plus de pain. Notre corps est fait pour transformer tout ça. On va sentir l'effet, mais il ne sera pas durable, parce qu'on est capable de se rééquilibrer.

Par contre, si je le fais de façon répétée, constante et soutenue, c'est comme mettre une goutte, puis une goutte, puis une goutte dans un verre. À un moment donné, le verre est plein, et si je continue, ça déborde. C'est vraiment cette image qui est à retenir.

Est-ce que je laisse à mon corps le temps et la chance de tout transformer? Il y a des aliments pour lesquels la question ne se pose même pas. Il y a des choses que le corps ne peut pas transformer, un peu comme si je mettais de la mélasse dans ma voiture au lieu de l'essence. Il y en a d'autres qui ne sont pas nutritifs à 100 % mais avec lesquels le corps peut composer. Et là, c'est une question de connaissance personnelle.

De nos jours, avec toute l'information disponible, il n'y a aucune raison de rester dans l'ignorance. Il suffit de s'informer un peu. Et avec l'écoute de soi, l'écoute de ses cellules, on sait reconnaître les aliments qui sont bons pour nous.

Ce n'est pas l'égo qui choisit, ce ne sont pas les caprices, ce ne sont pas les petites voix qui disent « un bon morceau de gâteau au chocolat, ce serait bon ». C'est le Maître à l'intérieur de soi, celui qui sait, celui qui n'est pas soumis à une forme de contrôle intérieur. C'est ce que j'appelle les nourritures émotionnelles, souvent associées à des habitudes du passé. « Oui, mais j'aime ça. » Je veux bien que tu aimes ça, mais est-ce que ça te sert? À un moment donné, il faut avoir une conscience et faire des choix.

Un autre outil de rééquilibre au quotidien, c'est donc la conscience de soi à travers la nourriture. Si je me sens lourd et que je comprends que c'est à cause de ce que j'ai mangé la veille, le lendemain je choisirai une nourriture plus légère, plus facile à transformer, qui donnera à mon corps ce dont il a besoin pour compenser.

Maintenant, quand on parle de nourriture, on doit parler de plus que les aliments. On doit regarder la nourriture sous toutes ses formes. De quoi je nourris mes yeux? Est-ce que je les nourris de beauté? Est-ce que je regarde le lever et le coucher du soleil, la beauté des nuages, les gouttes de pluie, l'herbe, les fleurs? Est-ce que je prends le temps de regarder les couleurs, les formes, les arbres, l'écorce, les pierres, la terre, l'eau? Contempler. Voir la beauté et le merveilleux dans ce qui m'entoure.

Et si je suis en ville, où il y a moins de ces éléments, le ciel est toujours présent, le soleil aussi, la lumière, les fleurs que les gens mettent, les arbres. Je peux aussi regarder la création faite par les hommes. La ville est une création humaine, et on peut y contempler toute la créativité et l'inspiration qui ont permis de créer de si belles choses. Tout est une question de regard.

Si je regarde des éléments lourds, des films noirs, des films de peur, d'horreur, d'extrême violence, des films qui ne sont pas nourrissants pour l'Être profond que je suis, je suis dans un mouvement de désharmonisation et je vais devoir me rééquilibrer. Alors tant qu'à y être, pourquoi ne pas rester en équilibre et se nourrir de belles et de bonnes choses?

Qu'est-ce que je lis? De quoi je nourris mes pensées? Est-ce que je porte mon regard sur des lectures, des images, des vidéos, des émissions qui sont inspirantes, qui me nourrissent profondément et qui me donnent une sensation d'expansion plutôt qu'une sensation de tension?

On a accès à tout dans notre société. Autant à des éléments de grande déviance qu'à des éléments de grande conscience et de grande expansion. Et la seule personne qui choisit, c'est moi.

La même chose quand je fais mon épicerie. Je peux choisir des aliments non transformés, qui ne contiennent ni colorant artificiel, ni produits chimiques, ni insecticides, ni herbicides, ni agents de conservation, ni sucre ajouté. Je parle du sucre ajouté, pas des sucres naturels des fruits et des légumes.

Des aliments les plus simples, ceux que la nature a créés dans leur état le plus naturel possible. Je suis un être de la nature et la nature crée pour moi ce dont j'ai besoin. Je n'ai pas besoin d'ajouter des agents de conservation ni des colorants, je n'ai qu'à me nourrir de ce que la nature me transmet.

En métaphore, je vous transmets ceci. Pour un bébé, le lait maternel de sa maman est parfaitement juste et équilibré pour lui, spécifiquement. Il y a une connexion entre la mère et le bébé, et le corps de la mère fabrique un lait adapté au nourrisson. Notre terre-mère nous donne, non pas du lait, mais des aliments adaptés à un corps qui est lui aussi de la terre.

On n'a pas besoin d'aller vers cette nourriture industrielle. Pourquoi existe-t-elle? Parce qu'il y a des gens pressés, qui n'ont pas le temps de cuisiner, de prendre soin d'eux ou de ceux qu'ils aiment, et qui vont choisir la facilité. Pas la facilité dans le sens qu'il faudrait se compliquer la vie, mais la facilité du repas déjà tout fait qu'on met au micro-ondes en pensant se nourrir. Trop de sel, trop de gras, trop de sucre, ou des sucrants artificiels.

En anglais, il y a une expression que je trouve juste : « There is no junk food. There is junk and there is food. » Il y a des déchets et il y a de la nourriture. Maintenant, qu'est-ce que je veux mettre dans mon corps?

Quand j'étais enfant, ma mère n'avait pas toutes les connaissances, de toute évidence. J'étais nourri avec beaucoup de sucre. Du sirop de maïs, du sirop d'érable, du sucre blanc, des tartinades au caramèle et au chocolat, du beurre d'arachide sucré, plus les céréales. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de grammes de sucre.

Alors imaginez un enfant de six, sept, huit ans rempli de sucre, et à qui on demande ensuite de s'asseoir et d'écouter toute la journée. J'avais des difficultés à rester assis. C'est un peu comme si on m'asseyait sur des charbons ardents et qu'on me demandait d'écouter. J'était rempli d'une énergie nerveuse, et c'est extrêmement difficile de rester concentré dans cet état.

Notre corps a besoin d'une alimentation juste pour bien fonctionner. La capacité de comprendre, d'intégrer ou de mémoriser est en lien direct avec notre état. Un peu comme quand j'appuie sur l'accélérateur : si l'essence contient des contaminants qui ne brûlent pas, le moteur aura des ratés.

Un enfant, c'est tout petit, et il a plein de caprices. Il veut les bonbons, le chocolat, le gâteau. En tant que parent, avec l'amour qu'on a pour nos enfants, on peut lui dire non et lui offrir quelque chose en remplacement, quelque chose de bon, quelque chose qu'il aime. Il y a tellement d'options aujourd'hui qui sont délicieuses au goût. Moi, je soutiens toujours que j'adore les choses qui goûtent bon. Je ne veux pas manger des choses qui ne goûtent pas bon.

Ça fait des décennies que je me nourris essentiellement de façon végétarienne. Je ne mange pas de viande, je n'en ai pas besoin. Je me suis entraîné assez intensément, je fais du jogging, je suis très actif, et je n'ai jamais manqué de protéines. Je mange une bonne part d'aliments crus. Ce n'est pas que je dis qu'il faut faire ça, je partage simplement mon style de vie. Je vais manger des choses cuites par moments, bien sûr, quand je vais au restaurant. Mon corps est capable de le prendre parce que, de l'autre côté, je lui offre des éléments purs et de l'eau qui le nourrissent réellement.

L'idée, c'est de ne pas se déséquilibrer en partant. On pourrait aller beaucoup plus loin quant à la nourriture, et je le ferai dans une autre conférence. Pour celle-ci, je m'en tiens à ces éléments qui ouvrent une porte et qui vous amèneront peut-être à faire vos propres recherches. Allez vous instruire, et faites attention aux sources d'information.

Moi, je dis toujours d'y aller avec ce que vous ressentez. Évidemment, si vous arrêtez toute forme de sucre du jour au lendemain, vous allez vous sentir moins bien au début. Vous allez dire « mais voyons, Pascal, ça ne fonctionne pas ». C'est simplement que votre corps est en train de se rééquilibrer. C'est toujours sur le long terme qu'on peut constater la différence.

Le sommeil. Une bonne nuit de sommeil ne veut pas dire une longue nuit de sommeil. Ça veut dire un sommeil où je me suis endormi détendu, dans une profonde détente. Sur mon site web, j'ai créé un accompagnement au sommeil qui amène à relâcher profondément avant d'aller dormir, pour permettre au corps d'être dans un état où il peut faire son travail de régénération. Ce n'est donc pas la longueur du sommeil qui compte le plus, mais sa qualité.

Personne ne dirait « je suis trop occupé cette semaine, je ne dormirai pas du tout ». Par contre, beaucoup vont dire « je suis trop occupé, je n'ai pas le temps de manger, de méditer, de respirer ». On sait très bien que si on ne dort pas, on se retrouve en difficulté très rapidement.

Si notre sommeil est vraiment en grande difficulté, il y a aussi des plantes et des herbes qui peuvent nous aider à retrouver un état de détente avant d'aller se coucher. Il ne faut pas s'endormir fatigué. Souvent, les gens attendent d'être fatigués pour aller se coucher. On doit se coucher pour dormir et se reposer. Je sais que ça peut sembler paradoxal.

Quand j'entends « je n'étais pas fatigué, je me suis couché à trois heures du matin, et le lendemain j'avais l'impression de ne pas avoir dormi », c'est justement quand on ne ressent pas la fatigue que c'est le bon moment pour aller se coucher. Parce que notre corps, quand il est fatigué, a besoin d'énergie et de repos. On doit donc se reposer avant d'aller dormir : prendre un moment pour respirer, laisser tomber les écrans et le travail intellectuel, tamiser la lumière pour qu'un calme s'installe.

La méditation. Les gens vont dire qu'on peut très bien vivre sans méditer. Effectivement, on peut. Toutefois, vivre avec la méditation, ça fait plus de 30 ans que je le fais chaque jour, et ça fait toute la différence.

Avant ces années-là, j'avais des difficultés de sommeil, je n'allais pas très bien. Quand j'ai commencé à méditer, pas la première année mais progressivement, j'ai vu mes heures de sommeil diminuer. Je passais de huit ou dix heures à quatre ou cinq heures, parfois trois, mais un bon sommeil profond. Je me réveille de moi-même, en pleine forme.

Il n'y a pas une journée, même après toutes ces années, où je me lève avec le goût de méditer. Le mental, l'égo, les caprices à l'intérieur de soi ne veulent pas aller vers la méditation. C'est un moment où on laisse aller les pensées et les tensions, où on ne nourrit plus l'égo, où on n'est pas du tout dans la performance mais dans le lâcher-prise.

Par contre, on peut choisir de méditer. Je n'ai pas besoin d'en avoir le goût pour le faire. J'ai à choisir, décider et le faire. Je me réveille, je m'assois et je médite. Aussi simple que ça. Je ne me demande pas si j'en ai le goût ce matin, parce que c'est sûr que je ne l'ai pas.

Et ce qui est fascinant, c'est qu'au bout d'une minute ou deux, ça fait « ah oui, ça fait tellement du bien ». Le goût arrive en méditant, et non pas avant de méditer. Je vous le transmets parce que c'est un des pièges principaux. Si on se fie uniquement à ce dont on a le goût dans la vie, on ne fera pas grand-chose.

J'ai créé une plage de 33 minutes, qui peut aussi se prolonger. Il ne s'agit pas de méditer six heures par jour. Par contre, c'est important de le faire pendant une période assez longue pour aller en chercher les bienfaits.

La nourriture émotionnelle. De quel type d'émotion je me nourris? Est-ce que je me nourris d'éléments qui m'amènent vers des sensations de peur, de trahison, de colère, de résignation? C'est important, parce que ça affecte toute la zone du plexus. Il est donc important de me nourrir de joie, de légèreté, de gaieté.

Si je me nourris d'éléments lourds, de critiques, de jugements, de colères, je ne m'aide pas à aller mieux dans mon quotidien. Souvent, les critiques et les jugements sont dirigés vers l'extérieur. J'espère que vous ne vous jugez pas vous-même. Si vous le faites, cessez immédiatement. Reconnaissez qui vous êtes. Reconnaissez vos beautés intérieures.

L'état intérieur. Est-ce que je suis dans un état de calme, de paix, de légèreté, de joie? Tout le monde a connu, à un moment donné, un état d'expansion. Imaginons que je gravis une montagne, j'arrive en haut et je peux contempler le paysage. Wow, c'est grand, c'est large, ça va jusqu'à l'infini.

Revoir ces moments-là, les revivre à l'intérieur de soi, tant et si bien que l'état s'imprègne. On le fait naturellement avec des éléments du passé, mais souvent dans l'autre sens. On retourne très facilement vers des émotions lourdes, des peurs, des doutes, des insécurités. On a aussi la capacité d'aller vers des états agréables.

Pour retrouver mon état d'équilibre, j'ai à retrouver ces moments de ma vie où j'ai vécu un grand état d'amour, un amour d'union à la vie, et à recréer cet état à l'intérieur de moi. Peut-être quand mon enfant est venu au monde, quand je l'ai vu sourire pour la première fois, quand il a dit son premier mot. Des joies profondes, pas les petites joies associées à un cadeau de Noël. Je parle de la joie d'être, de la joie d'exister.

Peut-être un moment où je me suis exprimé. Pas l'expression d'éléments lourds ni de contractions intérieures, mais une expression de soi, qui peut passer par l'art, la musique, le corps, la parole. Je parle de l'expression du soi profond, plutôt que de l'expression de nos émotions contractées. Ce n'est pas la même chose.

Quand je me couche le soir, il est important de comprendre que toute la nuit, je continue d'exister. J'ai des rêves. Et quand je reviens au réveil, c'est important de prendre le temps de me rappeler qui je suis et ce que je fais ici. Retrouver mes buts, mes idéaux. Qu'est-ce que je veux dans la vie? Parce que quand je sais qui je suis, ça guide tous mes choix au quotidien.

Souvent, on ne sait pas trop quoi choisir. Est-ce que j'étudie dans ce domaine ou dans l'autre? Alors que si on se connaît profondément, ça devient très clair, parce qu'on choisit en cohérence avec ce qu'on sait qu'on est et ce qu'on sait qu'on veut.

La création. Créer ne veut pas dire seulement dessiner, peindre ou sculpter. Peindre, c'est créer, sculpter, c'est créer, mais quand je parle de création, je parle plus large. Une création, ça peut être de créer une conférence. Pourvu que ce type de création fasse sens pour moi.

Il y a des personnes pour qui ça ne dit rien, ça ne les fait pas vibrer. Pour elles, ce sera prendre un pinceau, jouer avec les couleurs, créer des formes. Pas pour la performance, pas pour le résultat, mais pour la joie de le faire. On n'est pas dans l'évaluation du résultat, on est dans le processus de création. Et la création nous amène dans un état de joie profonde où on perd un peu le sens du temps.

Je vous donne un exemple. Il y a plusieurs années, je voulais me construire un véhicule récréatif, celui où on peut dormir, avec un lit, un petit poêle, un petit frigo. Je n'avais pas l'argent pour m'en acheter un neuf, mais je pouvais certainement m'en construire un. C'était un rêve d'enfance.

J'oubliais de manger, je ne voyais pas le temps passer, j'étais dans un état d'effervescence joyeuse. Je ressentais une fatigue à la fin de la journée, mais une satisfaction profonde d'avoir suivi ma pulsion créatrice. Peu importe le résultat. C'était le processus créateur qui était pour moi un enseignement profond.

J'ai une pulsion, j'ai une idée, je la structure, je la mets en œuvre et je m'y investis totalement. Ce n'est pas que j'ai à construire des véhicules récréatifs dans ma vie, ce n'est vraiment pas mon essence, mais j'ai utilisé un processus créateur qui m'a permis de toucher à une sensation de réalisation de moi-même. Je réalisais ma capacité de le faire, ma capacité de comprendre plusieurs éléments techniques, mécaniques et électriques. Ça a été un mois de ma vie très enseignant.

Regardons ce qu'est l'énergie créatrice. C'est avec l'énergie du ventre qu'on fait des bébés. Une femme porte un bébé dans son ventre et le manifeste. C'est cette énergie qui est la puissance de vie, la force de vie. Le chi, l'énergie de Kundalini, prend son essence au niveau du hara, au niveau du ventre. C'est une énergie extrêmement puissante.

Quand je veux lever quelque chose de lourd, ce ne sont pas mes bras qui le lèvent, c'est mon ventre qui donne la force et qui l'envoie aux bras. Ce n'est pas une force purement musculaire, c'est une force de vie. Et c'est cette même énergie qui sert à la création.

Création et destruction sont deux énergies qui se côtoient. Il y a les intestins, qui sont là pour transformer et éliminer, et il y a l'énergie des organes créateurs. C'est pour ça, et je fais ici une parenthèse, qu'on voit souvent des êtres dans des états de frustration interne qui vont se mettre à détruire. Parce qu'on ne leur donne pas la chance de créer, ou parce qu'ils ne voient pas comment ils pourraient le faire. L'énergie est trop puissante à l'intérieur d'eux.

Ça me fait penser aux adolescents de notre société, parce que dans certaines sociétés, les crises d'adolescence n'existent pas. La crise d'adolescence est une pulsion extrêmement puissante de création. Mais dans notre société, on dit au jeune qu'il est encore trop jeune, qu'il doit continuer d'étudier, qu'on l'écoutera quand il aura un diplôme. Pourtant, autour de 14 ou 15 ans, le corps est prêt à créer, à créer des idées, et on est dans toute son effervescence créatrice.

Heureusement, il existe toutes sortes de cours et d'activités qui amènent ces adolescents à s'exprimer et à utiliser leur énergie créatrice. Et ceux-là n'ont pas de crise majeure. Alors quand il y a crise, la question devient : comment leur énergie créatrice est-elle utilisée ou canalisée?

Utiliser notre énergie créatrice pour sentir qu'on est créateur, et créer quelque chose d'expansif, quelque chose qui va servir les autres et soi-même au passage. Voilà un autre élément de rééquilibre.

Les amis. À peu près tout le monde a au moins un ami dans sa vie. Je ne parle pas des connaissances, je parle de l'amitié profonde. On a une ou deux personnes dans notre vie avec qui on peut dire qu'on a véritablement une amitié profonde. Et ces amitiés sont très précieuses.

Parce qu'un ami, c'est quelqu'un qui nous connaît vraiment. Je dis souvent : quelqu'un qui te connaît vraiment et qui t'aime pareil. Il sait tout de toi, tes bons coups, tes mauvais coups, et il t'aime quand même. C'est quelqu'un sans jugement, qui va te donner l'heure juste, le regard juste, et qui n'aura pas peur que tu cesses de l'aimer. C'est une conversation claire, transparente et directe.

Quand je veux me rééquilibrer, il peut être intéressant d'appeler mon ami. Évidemment, si je ne l'appelle jamais et que je l'appelle seulement quand ça va mal, la disponibilité ne sera peut-être pas là. Mais si je prends le temps de l'écouter régulièrement, au moment où j'aurai besoin de lui parler, la disponibilité sera là et on pourra aller en profondeur.

On voit souvent des gens qui ne se sentent pas bien appeler leur ami, se parler dix ou vingt minutes, mais une vraie conversation profonde, et retrouver une sensation d'équilibre. Les connaissances aussi sont importantes. Si j'ai des connaissances avec qui je joue au tennis, aller faire un peu d'exercice fait du bien et recrée un équilibre à l'intérieur de soi.

Ça donne aussi un but à ma journée. Je sais que je vais faire ça, et déjà là, ça va mieux. Même quand je ne suis pas en déséquilibre, je peux avoir des rendez-vous comme ça. Aller au cinéma, au restaurant, inviter quelqu'un chez moi. Partager du temps avec une personne vivante. Si c'est au téléphone, ce sera au téléphone, mais je privilégie les rencontres où il y a un contact réel avec l'autre personne.

Et je termine en vous disant qu'un des derniers éléments à transmettre, c'est l'importance d'être accompagné dans sa vie. Ça peut être par un ami, mais aussi par un professionnel : un thérapeute, un psychologue, un coach, un massothérapeute, un ostéopathe, selon ce dont on a besoin et selon le moment. Quelqu'un qu'on peut consulter, avec qui on va pouvoir échanger, qui va nous donner un regard détaché sur nous et sur notre vie.

Quelqu'un qui a une certaine forme de neutralité, avec qui je peux avoir un dialogue de fond. C'est un élément de rééquilibre important. C'est quelque chose que je privilégie et c'est aussi ce que je fais professionnellement : accompagner des gens dans leur quotidien et avoir de vraies conversations profondes avec eux.

Alors, si vous souhaitez approfondir l'un ou l'autre des outils de rééquilibre que je vous ai transmis, d'autres conférences approfondiront plusieurs de ces sujets. Vous pouvez aussi prendre une consultation, en téléconsultation ou en personne à Rosemère ou à Prévost, au Québec. Ce sera un plaisir et une joie de partager et d'échanger avec vous. Merci.


La Méditation : pour qui? pour quoi?

Bonjour, je suis Pascal N. Paquette de parlecoeur.com et c'est avec joie qu'aujourd'hui je m'entretiens avec vous à nouveau de méditation. Pourquoi ai-je choisi d'en reparler? Parce que c'est un élément que je considère vraiment comme un pilier de vie, quelque chose sur quoi on peut édifier sa vie.

C'est d'abord un état qu'on crée pour se détendre profondément. Il y a beaucoup de formations qui se donnent en entreprise dont le but principal est la gestion du stress, la diminution des tensions, une vie plus équilibrée, la présence à soi. Ça permet de s'entendre et de s'écouter d'abord. Tout le monde peut bénéficier de la méditation, parce que c'est avant tout un moment de détente et un contact avec soi.

Ensuite, c'est aussi un outil d'évolution personnelle et spirituelle. D'évolution personnelle, parce qu'on va créer le silence à l'intérieur de soi. Souvent, il y a des pensées, des émotions, des voix intérieures, parfois la dualité qui se tiraille dans notre tête. Cette dualité peut nous perturber et créer une tension sur le système nerveux. On a de la difficulté à faire des choix, à s'aligner dans la vie.

La méditation, c'est un moment où on prend le temps de se déposer à l'intérieur de soi, de se recentrer. Puis, avec les yeux fermés, de s'élever à l'intérieur de soi pour créer un état d'expansion et d'ouverture qui amène une sensation d'unification avec soi, avec les autres, avec la vie.

Souvent, les gens me disent « moi je médite en marchant, je médite en courant ». Ou encore « je me relaxe en regardant la télévision », celle-là je l'aime beaucoup. Le moment de détente qu'on va chercher devant une émission, je n'ai absolument rien contre la télé, moi aussi j'aime ça. C'est simplement un moment différent, où on se branche sur autre chose. Il y a une sensation de détente, effectivement, mais selon ce qu'on regarde, ça peut aussi créer de nouvelles émotions ou de nouvelles pensées. Parfois les films sont faits pour stimuler les émotions. Ce n'est pas le même type de détente que la méditation.

Quand on marche ou qu'on court, c'est davantage de la contemplation que de la méditation. Ce n'est pas si loin, mais ce n'est quand même pas de la méditation. La méditation se fait assis, les yeux fermés.

On peut commencer par un moment de contemplation. La contemplation, c'est un moment où j'ai les yeux ouverts et je regarde un élément, peut-être un arbre, peut-être le ciel, généralement quelque chose de la nature. Je le regarde jusqu'à me sentir complètement uni avec l'élément que je contemple. Et de là, si je ferme les yeux, je suis presque rendu à l'espace méditatif.

L'espace méditatif, c'est un endroit où on va se propulser. Je pourrais presque dire un plan parallèle à la vie de tous les jours. Ou plutôt, je dirais, une réalité partagée par tous. Parce que quand on a les yeux ouverts, on a chacun notre réalité, selon nos origines culturelles, nos croyances, nos opinions, nos expériences de vie. Tout ça crée une personnalité, un personnage. Et ce personnage a des opinions, des idées, des croyances, ce qui fait qu'on est souvent en dualité avec les autres.

Dans les deux cas, ce sont des éléments qui ne sont pas associés à la réalité universelle que tous partagent. Celle-là est au-delà de toutes les croyances et de toutes les opinions, et on peut l'atteindre à travers l'espace méditatif.

Cet espace-là est un espace d'ouverture et d'expansion, où on va se dépersonnaliser, laisser aller les références habituelles. Ce qu'on croit, ce qu'on s'imagine, les pensées, les émotions associées à l'anxiété et au stress : on va bien au-delà de tout ça et on se propulse dans un espace très vaste.

C'est difficile à mettre en mots. C'est un état d'expansion, quelque chose qui se vit. Les mots n'apportent pas l'expérience elle-même. C'est comme si je vous expliquais comment conduire une voiture, puis que je vous faisais conduire la voiture. Ce sont deux expériences complètement différentes. Ce n'est pas parce qu'on sait comment conduire qu'on sait ce que c'est que de conduire. C'est vraiment une expérience par rapport à une connaissance.

Dès qu'on ferme les yeux et qu'on s'élève au-delà de sa personnalité et de son quotidien, on touche à cette réalité vaste et universelle que j'appelle la réalité partagée par tous. On n'est plus dans les frontières, dans les balises, dans ce qu'on trouve dans le quotidien, et on se propulse dans des espaces de l'esprit. C'est pour ça qu'on dit souvent que la méditation est une voie d'élévation spirituelle.

Maintenant, il y a plusieurs outils et plusieurs formes. Personnellement, j'en ai étudié une dizaine. Certaines que j'ai appliquées à fond pendant plusieurs années, d'autres que j'ai davantage explorées en surface. Ça m'a permis d'aller chercher plusieurs éléments dans chacune de ces voies, des outils qui servent à tous, et je les ai rassemblés dans ce que j'ai appelé la Voie Méditative Parlecoeur.

Une formation, si on ne l'applique pas, on ne pourra jamais en obtenir les bénéfices, c'est comme n'importe quoi. Ceux qui l'appliquent ressentent les bénéfices.

Je viens de dire « méditation au quotidien » et tout de suite, il y a des gens qui disent « mon Dieu, j'en ai déjà tellement à faire, comment veux-tu que je rajoute la méditation? » Puis souvent vient la question : combien de temps faut-il méditer? Quand je réponds minimum 33 minutes par jour, c'est là qu'on rencontre les résistances.

Alors je vous explique. Imaginons que vous vivez un stress, vous arrivez du travail et vous voulez prendre un bain pour vous détendre. Vous prenez le temps de placer l'atmosphère, de tamiser la lumière, peut-être d'allumer une bougie, de choisir la température de l'eau. Vous allez volontairement cesser de penser au travail et être au moment présent. Peut-être avec une musique douce, une musique qui réconforte.

Et vous allez y rester un certain temps. Si vous y restez deux minutes, est-ce suffisant pour en avoir le plein bénéfice? Évidemment pas. Cinq minutes? Évidemment pas. D'expérience, je dirais 15 ou 20 minutes minimum pour vraiment bénéficier de l'effet. Et si on reste plus longtemps, il faut parfois remettre un peu d'eau chaude, évidemment.

À un moment donné, on le sent, c'est suffisant. Ce n'est pas notre tête qui dit « j'ai d'autres choses à faire », c'est le corps qui sent qu'il a bénéficié de l'expérience. On est détendu, on a touché l'état, et on passe à autre chose.

C'est un peu la même chose pour la méditation. Pourquoi minimum 33 minutes? Pourquoi 33 et non 30? C'est une question à laquelle je réponds dans la formation, et ça me fera plaisir de vous y répondre.

Vous commencez à vous détendre, vous entrez dans l'espace méditatif, et ça peut prendre cinq à dix minutes avant même de se rendre dans l'espace de détente nécessaire. Donc les premières minutes, on n'est pas encore en train de méditer. On dit « je médite 30 minutes », mais on ne médite pas 30 minutes. Au début, on se prépare. On permet au corps de se détendre, on laisse aller les tensions physiques, puis on relâche au niveau des émotions, puis des pensées. Ensuite, on peut utiliser de la visualisation pour se propulser dans l'espace méditatif.

Toute cette préparation est très importante. Si on tente de prendre des raccourcis, on va vite se rendre compte qu'on n'a pas touché l'espace méditatif. C'est comme dans la métaphore du bain : quand je prends un bon bain chaud, ça prend un certain temps avant d'atteindre le niveau de bien-être recherché.

Souvent, la porte d'entrée vers la méditation, ce n'est pas la voie d'élévation spirituelle, c'est plutôt le stress ou le besoin. Les gens se disent « je n'ai pas le choix de commencer à méditer, parce que sinon je vais me déséquilibrer davantage ». Une fois qu'on y est entré, on voit qu'il y a tellement plus d'éléments intéressants que la seule gestion du stress. C'est déjà une très bonne base, une belle porte d'entrée.

Plus les gens l'utilisent au quotidien, sans sauter de journée, plus ils vont toucher des bénéfices. Il y a différents niveaux de bénéfices. Certains sont immédiats, d'autres viennent par la répétition et avec le temps.

À un moment donné, on en vient à vivre cet état de façon plus prolongée qu'au seul moment de la méditation. C'est un peu comme si l'état créé dans le bain de détente pouvait vous suivre dans le quotidien. Même si vous vivez un stress dans la voiture pour vous rendre au travail, il reste un niveau de détente de fond. C'est un bénéfice qui s'obtient en pratiquant de façon régulière.

Maintenant, les gens vont dire « je n'ai pas le temps d'intégrer ça ». C'est un argument très intéressant, et ils ont raison. On a déjà une vie très occupée, et rajouter un moment de méditation peut sembler lourd.

L'idée, c'est d'abord de regarder quels sont les éléments de notre vie qui ne sont ni un moment de création ni un moment de ressourcement, une sorte de temps de transition plus ou moins bien utilisé. Par exemple, passer trois quarts d'heure sur les réseaux sociaux à regarder le fil des nouvelles, puis en ressortir sans être vraiment nourri. Voilà 45 minutes qui pourraient devenir un moment de méditation. C'est très facile de trouver des moments comme ça. Il suffit de se regarder avec honnêteté.

Quand on pratique la méditation de façon régulière, on atteint un niveau de repos profond, similaire à ce qu'on touche durant le sommeil. Ce que j'ai constaté, à partir du moment où j'ai commencé à méditer régulièrement, au début deux fois vingt minutes par jour, c'est que la qualité de mon sommeil était meilleure. J'avais aussi moins de baisses d'énergie durant la journée.

Au bout d'une année ou d'une année et demie, je me suis rendu compte que je dormais moins et que mon sommeil était de bien meilleure qualité. Et avec le temps, plus la pratique se poursuit, plus je m'aperçois que j'ai besoin de moins d'heures de sommeil. J'attribue vraiment ça à la méditation.

Je me souviens d'une période où j'étais guide de voyage au Maroc. J'ai été guide au Maroc, en Égypte, au Pérou, au Tibet, à différents endroits. J'étais responsable de mon groupe et je devais faire tout mon travail. Dès que j'en avais l'occasion, je méditais : dans les transports, dans les moments de transition, en arrivant à ma chambre d'hôtel. Deux minutes, dix minutes, trente minutes, même une heure. C'est ce qui m'a permis de maintenir mon énergie tout le long du voyage et de faire ce que j'avais à faire.

Évidemment, si je ne pratiquais pas au quotidien et qu'à un moment donné je décidais de méditer, je n'aurais jamais les mêmes bénéfices. En pratiquant de façon régulière, je développe une complicité avec l'espace méditatif, et cette complicité m'amène à un autre niveau de conscience et de repos.

Est-ce que c'est une garantie? Pas du tout. Ce n'est ni une garantie ni un blindage, c'est plutôt une façon de favoriser un processus.

Le temps que la méditation me prend, je le regagne en heures de sommeil dont j'ai moins besoin. Je dis souvent que 30 minutes de méditation valent environ deux heures de sommeil. Quelqu'un qui médite 30 minutes chaque jour va voir son temps de sommeil diminuer et sa qualité augmenter. Le corps se réveille rafraîchi.

Au début, pendant les deux ou trois premières semaines, il faut trouver la place de l'insérer volontairement dans notre horaire. Puis, tout à coup, ça devient un élément du quotidien. On dit qu'en 21 jours, une pratique répétée devient intégrée.

Je médite depuis plus de 30 ans et je ne regrette pas un seul moment de méditation. Je regrette plutôt les moments où je ne l'ai pas fait. Il n'y en a pas eu beaucoup, mais il y en a eu. Ce sont ceux-là que je regrette, et non pas les autres.

Dans l'indice de bonheur, c'est un facteur majeur. Il y a des gens qui ont, comme on dit, le bonheur facile, la contemplation facile, et qui ne sentent pas le besoin de méditer. Quand ils viennent suivre le cours quand même, ils atteignent un autre niveau dont ils n'avaient pas conscience. Et quand on part d'un peu plus loin, quand les pensées sont plus lourdes, la méditation s'intègre comme un outil de rassemblement, où on se retrouve, où on retrouve son centre et son équilibre.

C'est un outil d'éveil et de conscience, un outil où on entre en contact avec des éléments bien au-delà de notre réalité du quotidien. On prend conscience d'une réalité plus globale. C'est vraiment un outil d'évolution : psychologique, physique, émotionnelle, mentale, spirituelle, parce que tout ça est inclus ensemble.

Prenons l'image des poupées russes. Il y a des poupées dans des poupées. La grande poupée serait l'espace spirituel, et à l'intérieur se trouvent la réalité psychologique, émotionnelle, mentale. Tout est inclus dans un. On traverse toutes les couches pour atteindre un certain niveau d'expansion.

Un mot sur nos sens. Notre œil, nos oreilles, notre peau captent une toute petite partie de la réalité. Quand on regarde le spectre de lumière qui existe, ce que notre œil capte est tout petit. On ne capte ni les infrarouges ni les ultraviolets. Certains animaux les captent, mais pas l'humain. Il y a aussi tout le reste du spectre, les rayons gamma et le reste, que notre œil ne voit pas et qui existe pourtant. La même chose vaut pour l'ouïe et les fréquences sonores.

Quand on a les yeux ouverts et les oreilles aux aguets, on capte une certaine réalité et on croit que c'est toute la réalité. Quand on médite, on va toucher d'autres niveaux, et c'est aussi ce qui permet d'élargir la conscience.

Est-ce que la méditation est pour moi? Je considère que c'est pour tout le monde. Il n'y a personne qui ne peut pas en bénéficier. Quand quelqu'un dit « ça ne me convient pas », c'est peut-être qu'il y a des résistances à dépasser. C'est quelque chose d'universel, dans le sens où tout le monde peut en bénéficier.

Peu importe la forme, l'approche ou l'école vers laquelle vous irez pour apprendre à méditer, je vous invite fortement à vous y intéresser et à l'intégrer dans votre vie. Ça a des applications insoupçonnées que je pourrais mettre en mots, mais qui ne serviront à rien : ça se vit dans l'expérience.

Si vous voulez plus d'informations, allez sur parlecoeur.com. Je donne régulièrement des formations à la méditation. Si une date est dépassée, vous pouvez toujours m'écrire à info@parlecoeur.com en me laissant vos coordonnées, et je vous inclurai dans la liste d'envoi. Dès qu'une nouvelle date sera à l'agenda, vous recevrez l'information par courriel. Merci beaucoup de votre écoute, et dans la joie de vous y guider.


Sensations de joie, plaisir, bonheur et équilibre de vie

Quelque part, tous les êtres humains, moi y compris, cherchent une sensation. Une sensation de bonheur, de joie, de plaisir. Généralement, on recherche des sensations agréables, ou du moins des sensations qu'on associe à quelque chose d'agréable.

Il existe des millions de façons d'obtenir des sensations. Quand quelqu'un prend un verre de vin, ça donne une sensation. Ce n'est pas seulement pour le goût, il y a la sensation qui vient avec. Quelque part, l'humain est à la recherche de sensations.

Il y a des sensations plus durables, que j'appelle des sensations de joie. Des sensations qui viennent du cœur, quelque chose qui nous réjouit profondément et qui n'est pas associé à l'éphémère. Ce sont des joies de l'ordre du cœur, donc de l'union : sentir qu'on est unis aux autres, qu'on fait partie d'un tout.

Ces sensations se vivent beaucoup à travers des situations partagées. Méditer en groupe, par exemple, ou jouer un sport d'équipe. Il y a une sensation de faire partie du tout. Si je joue au hockey, il y a tout le côté sensation pendant la partie, mais même après, même en dehors, je sens que je fais partie d'une équipe. C'est la même chose pour un groupe d'échecs. C'est la sensation d'union, la sensation de joie.

Et puis il y a des sensations beaucoup plus éphémères, des sensations de plaisir, associées à l'excitation des sens de façon temporaire. Manger des chips, par exemple, ce n'est certainement pas pour se nourrir, c'est pour le plaisir. On va choisir des chips dont on aime le goût, exciter nos papilles, et voilà, on vient de se donner une satisfaction.

Ces petits plaisirs du quotidien sont quand même importants. On ne peut pas les éliminer, il s'agit simplement de comprendre qu'ils sont éphémères. Si on est en manque de joie dans notre vie, on va vouloir multiplier les petits plaisirs pour se donner une sensation plus continue.

Prenons l'alcool. Je peux prendre un verre de vin et me sentir bien, tout va bien. Mais si c'est le seul plaisir que j'ai, dès qu'il s'atténue un peu, je retrouve le malaise qui était derrière. Il se peut alors que j'aie besoin d'un autre verre, et d'un autre. Sur le long terme, ça devient un comportement qui ne nous sert pas.

Alors, quand je rencontre mes clients et qu'on est au niveau du Coaching de l'Âme, qu'est-ce qu'on cherche? On cherche les joies réelles, profondes, durables, celles qui relèvent d'un état d'être plutôt que d'une excitation des sens.

Par exemple, quand j'enregistre une vidéo comme celle-ci, pour moi c'est une sensation de joie profonde qui m'habite toute la journée. Elle m'habitait hier, elle m'habitera demain. Ça me donne une sensation d'être uni avec ceux à qui je parle. Et cette joie est associée à mon but de vie, à ce pourquoi je suis ici.

On peut appliquer ça à toutes les fonctions qu'une personne peut avoir dans sa vie. Si ça correspond vraiment à qui nous sommes, il y a un élément de joie profonde, la joie d'être soi. Et ça donne une sensation de joie continue, tant que je reste aligné et que mes choix sont cohérents avec l'élément central de ma vie.

À travers le Coaching de l'Âme, c'est vers ça qu'on porte le regard. Quelles sont les joies profondes qui viennent stimuler ma joie de vivre, ma sensation d'être vivant, et qui donnent un sens à ma vie? Cela ne veut pas dire rejeter les plaisirs, je le précise. Au contraire, les plaisirs sont importants.

Toutefois, ce ne sont pas des assises dans une vie. On ne peut pas prendre un plaisir comme une assise, parce qu'il y a toujours une limite au-delà de laquelle il se retourne contre nous. C'est comme ça qu'on peut regarder le plaisir pour savoir si on est dans la joie ou dans le plaisir. Le plaisir est associé aux sens, la joie est associée au cœur.

Qu'est-ce qui fait la différence? Le plaisir est éphémère, et la joie associée au cœur est plus permanente. C'est sur le long terme, et j'ai moins besoin de la renouveler souvent. Quand je la renouvelle, il n'y a pas d'effet négatif associé, il n'y a que des bénéfices. Tandis qu'avec les plaisirs, on doit renouveler, on doit répéter, et il y a souvent un petit côté qui n'est pas tout à fait simple.

Voilà une petite capsule sur la différence entre la joie et le plaisir, l'importance des deux, et l'équilibre dans tout ça. C'est toujours l'équilibre qui prévaut, peu importe ce qu'on fait dans la vie, peu importe nos choix. Merci de m'avoir écouté, et dans la joie d'enregistrer à nouveau une vidéo pour mon plaisir, pour le vôtre, et pour la plus grande joie de nos cœurs.


Entrevue radio « Les clés d'une santé parfaite »

Animatrice : De retour à l'émission « Les clés d'une santé parfaite ». Aujourd'hui, nous parlons spiritualité et nous recevons Pascal N. Paquette. Pascal a d'abord été formé en intervention psychosociale. Il possède un baccalauréat en psychosociologie de la communication ainsi qu'une maîtrise en communication interpersonnelle obtenue à l'Université du Québec à Montréal. Il s'est aussi formé à différentes approches alternatives. Communicateur riche et coloré, aux mille et une métaphores révélatrices. Sans plus tarder, je vous présente Pascal. Bonjour Pascal, merci d'être ici avec nous.

Pascal : Bonjour Caroline, merci beaucoup de nous offrir une si belle antenne.

Animatrice : C'est toujours agréable. Je sais que mes auditeurs vont particulièrement apprécier ton langage coloré et tes images, qui vont vraiment leur permettre de mieux connaître la spiritualité. Pour commencer, c'est quoi un Coach de l'Âme, et comment y es-tu arrivé? C'est quoi ton parcours professionnel, ton parcours de vie qui a fait que tu es devenu Coach de l'Âme?

Pascal : Commençons peut-être par mon parcours personnel, juste comme introduction. Souvent, les gens qui en viennent à accompagner les autres ont eu un parcours un peu difficile dans leur enfance, ou différents éléments qui les ont amenés à se questionner. J'ai effectivement vécu une enfance qui était loin d'être facile. Très jeune, ça m'a amené à me questionner, et plus qu'à me questionner : à m'engager dans un chemin de retrouvailles avec moi-même.

Parce que quelque part, on se perd de vue. Je me suis perdu de vue à travers toute mon enfance. On arrive au monde conscient de qui on est, puis on se perd de vue selon le contexte dans lequel on grandit. Et puis, autour de 20 ans, je me suis questionné sérieusement. Je ne me connaissais pas du tout. Je n'avais aucune idée de ce qu'était la spiritualité.

Puis, tranquillement, en m'ouvrant, en rencontrant des gens, j'ai commencé comme plusieurs par la psychologie. J'ai rencontré un psychologue pendant sept ans, en psychologie psychocorporelle intégrée, une approche qui travaille beaucoup à travers le corps.

Et puis un jour, je n'oublierai jamais. Ça faisait environ cinq ans que je le voyais, il s'appelait André. Nos rencontres duraient deux heures, parfois deux ou trois fois par semaine. J'étais vraiment impliqué. Je prenais toujours une marche avant d'aller le voir. Ce jour-là, j'ai regardé un arbre, tout simplement. Et je l'ai regardé assez longtemps, tellement longtemps qu'à un moment donné, j'ai perdu la conscience de mon moi individuel, de qui je croyais être. Pour une fraction de seconde, je suis devenu l'arbre.

Ça a été un moment de panique. Ma première révélation spirituelle, si on peut dire. Je suis entré dans le bureau d'André en disant « André, qu'est-ce qui se passe? » Il m'a dit « écoute mon gars, tu es rendu à vivre une expérience spirituelle. On parle de transpersonnel. Moi, je t'ai amené jusqu'où je pouvais. Maintenant, il va falloir que tu ailles éventuellement vers une autre approche. »

Il m'a offert le meilleur de lui-même. J'ai quand même continué deux années avec lui à explorer l'aspect psychologique. De temps en temps, on ouvrait un peu au niveau spirituel, mais ce n'était pas sa principale force.

Je me cherchais un guide. Ça a commencé par des livres. J'ai lu « Le Guerrier pacifique » de Dan Millman, qui a été pour moi un livre absolument révélateur. Ensuite, j'ai lu « La Prophétie des Andes ». J'ai rencontré Guy Corneau, puis d'autres. Et tout mon parcours de vie s'est créé comme ça, presque au-delà de ma volonté.

C'est là que j'ai compris que j'étais guidé de l'intérieur par toutes sortes de rencontres extérieures. Notre Âme nous guide toujours de l'intérieur vers les rencontres qu'on a à faire, vers les situations de vie qui vont nous servir et nous faire évoluer, ou dans lesquelles on peut aider les autres.

Ces rencontres m'ont amené à faire différentes formations. Mais la forme précise du Coaching de l'Âme, telle que je la pratique, ce n'est pas une formation que j'ai suivie. C'est l'ensemble de toutes les formations que j'ai faites et que j'ai tenté de manifester.

Ça a pris des années avant que je trouve un mot pour exprimer ce que je fais avec les gens. Il y a les coachs de vie, il y a les coachs qu'on connaît. On entend beaucoup le mot « coaching », et c'est pour ça que pendant des années, j'ai résisté à l'utiliser. Je ne me reconnaissais pas comme un coach au sens où on l'entend habituellement. Et je n'avais pas encore de mot précis pour le dire.

Puis un jour, à travers une méditation, j'ai été inspiré par ce mot : Coach de l'Âme. Et on se comprend que ce n'est pas l'Âme qui a besoin d'être coachée. L'Âme, elle est là. C'est nous qui avons besoin d'être accompagnés pour intégrer ce que notre Âme nous transmet. Évidemment, il y a des résistances sur le parcours.

Alors, quelle est la différence entre un coach et un accompagnant? Prenons l'exemple d'un jeune qui veut jouer au hockey. Il va voir un coach. Il ne se fera pas prendre par la main. Il va se faire stimuler, encourager, orienter, toujours dans son but à lui. Pas dans le but du coach, mais dans celui du jeune. Il veut devenir professionnel, ou il veut simplement s'amuser. La façon dont le coach va l'accompagner sera différente selon ses buts à lui.

Tandis que l'accompagnant, et les deux sont importants dans la vie, ce n'est pas une critique des accompagnants, loin de là, parce que j'ai eu besoin de ça moi-même pendant longtemps, l'accompagnant est quelqu'un de plus maternant, plus doux. Peu importe le rythme que tu as, ça n'a pas d'importance.

Je prends souvent l'image du coin de rue. Le coach, quand tu arrives au coin de la rue et que tu veux traverser, va t'expliquer comment. Il va dire : quand la lumière tombe verte, tu avances. L'accompagnant, lui, va te prendre par la main et traverser avec toi. C'est ça, la différence.

Et le Coach de l'Âme, c'est que notre Âme, quelque part, est pure et complète. On s'est manifesté sur ce plan terrestre, et on a donc une raison pour laquelle on se manifeste ici. Souvent, à travers une éducation, une culture ou des contextes sociaux, on peut perdre ça de vue. On devient un peu comme enveloppé d'une forme de ouate qui fait qu'on ne sait plus qui on est à l'intérieur de soi.

Parfois, on peut mettre des années à se rendre compte qu'on vit dans une image de soi. Et quand cette image se fracasse, par un choc ou par quelque chose de majeur dans une vie, c'est souvent un déclencheur. À partir de là, on devient plus disponible à écouter et à entendre.

Une fois qu'on est disponible à l'écouter, et qu'on veut vraiment appliquer ce qu'on reçoit, c'est là que le Coach de l'Âme se manifeste dans une vie. Je peux alors accompagner les gens qui sont engagés envers eux-mêmes, qui souhaitent reconnaître les aspects d'eux qui les empêchent d'avancer, et qui souhaitent véritablement aller vers ce que plusieurs vont appeler, de façon très large, le bonheur. Le bonheur étant un état global : la sensation qu'on est à sa place, qu'on fait ce qu'on a à faire, qu'on est dans une sensation harmonieuse à l'intérieur de soi.

Animatrice : Ton rôle permet aux gens de voir un peu les pièges de l'égo, de leur personnalité, pour permettre à l'Âme de s'exprimer, c'est ça?

Pascal : C'est une des parties, oui. Bien sûr, on doit regarder les pièges, mais je tente vraiment de ne pas mettre l'emphase sur eux. Je la mets plutôt sur les qualités, sur les caractéristiques qu'une personne possède.

Prenons un exemple. Quelqu'un qui est un communicateur, un enseignant, un rassembleur. Il y a des qualités naturelles à l'intérieur de lui, et il veut les actualiser. Mais peut-être qu'il a vécu quelque chose dans son enfance qui fait qu'il a peur de s'exprimer. Ça a été mon cas pendant des années.

Croyez-le ou non, je le dis comme ça, en petite parenthèse. Jusqu'à l'âge de 20 ans, j'étais terrorisé à l'idée de parler, même dans une classe. Je voulais me cacher. Ce n'est pas une figure de style : je me cachais derrière les autres. Je ne voulais pas que le prof me voie. Je ne voulais pas être vu, ni être reconnu. Pourtant, c'est ma qualité la plus naturelle.

Ça a pris plusieurs situations pour amener un déblocage à ce niveau-là. Et c'est drôle, parce qu'en étudiant en psychosociologie de la communication, je dis souvent que ça n'a pas été des études, ça a été un chemin. Dès la première session, les professeurs m'ont dit « toi, on te veut comme assistant ». Je me suis retrouvé à enseigner avec eux, à animer des groupes. Ça me sortait complètement de ma zone de confort. Mais c'est comme ça que je me suis découvert.

Il a fallu que j'accepte d'aller vers les zones d'inconfort. Parce que quand on reste dans notre zone de confort, on a parfois l'impression d'être heureux, alors qu'en fait, non. C'est un des grands pièges. Alors il faut les reconnaître et savoir les dépasser. Puis reconnaître qui on est vraiment, prendre toutes nos qualités et les mettre en action. C'est là qu'on rencontre des résistances, et c'est là que le coach est présent pour stimuler, pour amener la personne vers ce qu'elle-même veut. Pas ce que moi je veux pour elle.

Animatrice : Donc, responsabiliser la personne à faire ses choix et à passer à l'action.

Pascal : Oui, effectivement. Le mot « responsabilisation » est l'élément le plus important. La personne doit prendre la responsabilité de sa vie, de sa santé, de son orientation, et appliquer les éléments qu'on peut lui enseigner : la nourriture, la posture, la respiration, la méditation.

Mais surtout, la responsabilité de saisir qu'on n'est pas des victimes. C'est quelque chose que je répète très souvent. Moi, j'ai été une victime pendant les vingt premières années de ma vie, croyant que l'univers était contre moi. Puis un jour, j'ai découvert que j'avais la capacité de changer ma vie. Évidemment, ça demande une présence, une constance et une régularité.

Reprenons l'image de l'eau. Quand l'eau est à l'état liquide, tout est fluide, tout va bien, c'est facile. L'eau s'insère partout, elle coule, elle glisse. Mais quand il commence à faire de plus en plus froid, la température baisse et c'est de moins en moins confortable. Puis arrive le moment où on franchit la barre du zéro et l'eau devient de la glace. C'est toujours la même eau, c'est toujours H2O, mais elle change d'état.

C'est un peu la même chose quand on perd notre état de bien-être. Notre rythme vibratoire baisse, baisse, baisse. On a toujours des signes. Donc, on n'est pas des victimes. On peut choisir d'attendre, et je dis bien choisir d'attendre, ou choisir d'agir sur les signes qu'on reçoit. Ça commence toujours très doucement, puis les signes deviennent de plus en plus clairs.

Pour retrouver son équilibre, il faut donc réchauffer la glace. Et si elle est à moins 20 degrés, on doit gagner 20 degrés. Ça veut dire que ce n'est pas parce que je chauffe pendant cinq minutes ou une journée que j'ai gagné 20 degrés. J'ai peut-être mis 30 ou 40 années de vie à refroidir mon eau. Est-ce que ça se peut que ça prenne quelques années d'investissement personnel pour retrouver un état de bien-être réel? C'est tout à fait possible.

Animatrice : C'est là que je vois, dans ma profession qui est un peu différente, le danger pour la personne de tomber dans le doute, parce qu'elle n'est pas patiente. Parfois, les gens vont abandonner le travail parce que ça ne se fait pas assez rapidement. Alors que tu l'as bien expliqué, si ça a pris 20 ans pour que le corps soit rendu là, il ne faut pas penser qu'en deux ou trois fois tout sera revenu. C'est une très belle image que tu donnes. Il faut garder la patience et la discipline.

Pascal : La discipline, oui. C'est intéressant que tu apportes ce mot-là, parce que je pense qu'il fait peur. Je pense qu'on vient de perdre quelques auditeurs qui se disent « ah non, pas la discipline ».

Animatrice : C'est malheureusement un mot qui a été un peu galvaudé et qui a une mauvaise connotation, parce que pour beaucoup de gens, la discipline a été dure dans leur enfance.

Pascal : C'est ça. C'est comme n'importe quoi. Un couteau peut nous blesser ou peut nous aider à cuisiner. Tout dépend de comment on l'utilise. Alors, à la discipline, on va ajouter quelque chose d'important : l'amour de soi.

Je prends encore une image. Quand on a des enfants, ou même simplement des enfants dans notre entourage, quand on aime un enfant, on est discipline avec lui. On ne le laisse pas faire ce qu'il veut, comme il veut, quand il veut. Et bien souvent, on est plus souvent à le contrarier qu'à lui dire oui. Pourtant, c'est une discipline amoureuse.

Parce que si j'aime mon enfant et qu'il veut se coucher à 22h un dimanche soir alors qu'il a l'école le lendemain matin, et qu'il veut manger un gros morceau de gâteau au chocolat, si je le laisse faire, ce n'est pas de l'amour. C'est répondre à un caprice, et ce caprice va faire en sorte que la journée du lendemain sera difficile.

Alors que si j'utilise une discipline amoureuse, je lui dis « écoute, il est 20h, c'est le temps d'aller te coucher. Le gâteau au chocolat, je ne te dis pas non. Je te dis demain. Demain, en revenant de l'école, je te donnerai ton morceau avec plaisir. » Donc, on ne dit pas un non fermé. On reporte le plaisir à un moment où il ne nuira à personne. C'est un peu comme le dessert après le repas : on attend une demi-heure et il n'y a pas d'impact.

Apprendre à reporter la satisfaction, c'est ça. Je donne un exemple. Ça fait plus de 30 ans que je médite, et à tous les matins, il y a une petite voix dans ma tête qui dit « ah non, ça ne me tente pas, on va faire autre chose, on va prendre les courriels, on va faire n'importe quoi mais pas méditer ». Et je m'assois quand même. Je choisis de m'asseoir.

Et ce qui est fascinant, Caroline, c'est qu'au bout de même pas 30 secondes, ça fait « ah, wow, oui, c'est ça que je voulais ». Parce que quelque part, tout le monde cherche quelque chose dans la vie. Mais la façon dont on s'y prend pour le trouver, c'est souvent là qu'est l'erreur, si on peut parler d'erreur.

Tout le monde cherche le bonheur. Peu importe qui, sur la planète. Mais qu'est-ce qu'on associe au bonheur? Comment je vois le bonheur? C'est quoi, pour moi, le bonheur? Et c'est là qu'entre en jeu le Coaching de l'Âme. Tout ce que je fais tourne autour d'amener la personne à se dire « d'accord, j'ai associé mon bonheur à telle chose. Maintenant, je réalise que ce n'est pas ça, le bonheur. Alors c'est quoi, maintenant, le bonheur pour moi? »

Si on imagine que le bonheur a un lasso derrière lui, on va l'attacher à autre chose, pour que ce bonheur-là soit créateur, qu'il crée du bien-être et de la joie pour la personne. On parle donc d'une notion de bonheur très différente de la simple réponse à des besoins et à des désirs.

Un jour, j'ai fait le Mont Kailash. Quinze jours à faire la circonvolution, la Kora, autour du mois de mai 2002. Notre groupe d'une quinzaine de personnes s'attendait à environ 5 à 7 degrés la nuit et 15 à 20 le jour. On a eu moins 17 degrés la nuit. On n'était pas du tout équipés pour rencontrer ce froid-là. Nos bouteilles d'eau en plastique ont fondu quand on a mis de l'eau chaude dedans pour essayer de la garder. Vous pouvez imaginer la scène, on a manqué d'eau.

Et à la fin, on s'est rendu compte que malgré le fait qu'aucun de nos besoins ni de nos désirs n'avait été comblé, on était heureux. Très heureux. Alors il n'y a pas de corrélation entre la réponse aux désirs et le bonheur. C'est quoi, le bonheur? C'est répondre à l'appel intérieur de l'Âme. Et c'est ça qui est à apprendre à écouter. Pour l'écouter, on doit être présent à soi. Et pour être présent à soi, ça prend des rendez-vous avec soi. Des rendez-vous quotidiens qu'on se donne à travers la méditation.

Animatrice : Oui, parce que le vrai bonheur part de l'intérieur vers l'extérieur. Il faut être capable d'entrer en contact avec ce qui est à l'intérieur.

Pascal : Oui, et je veux même aller plus loin. Je dirais que le bonheur est une fréquence. C'est un état. Je reprends l'image de l'eau. Quand elle est à l'état de glace, on ne va pas bien. Sous forme liquide, on se sent bien, ça coule, c'est fluide. Mais imaginons encore plus loin : la vapeur.

La vapeur d'eau, imaginons un nuage. Un Boeing passe à travers un nuage à 500 km/h et il n'y a aucun impact. Ça veut dire que le nuage est tellement subtil que tout passe à travers sans choc. Si on parle de l'eau, le Boeing va atterrir, mais ça risque d'être un choc. Alors, notre état intérieur fait en sorte qu'on rencontre la vie soit avec légèreté, soit avec difficulté.

Animatrice : Absolument. Donc, par résonance. Ce qui va arriver va être en résonance avec notre état intérieur.

Pascal : Tout à fait. C'est donc l'état intérieur qui est à choisir, à instaurer et à créer. Et pour ça, on a tellement d'outils. Le bonheur, c'est une fréquence. Une fréquence dans laquelle on se sent bien, quelle que soit la réalité autour de nous.

Animatrice : Pascal, c'est très intéressant. Peux-tu nous parler un peu plus des fréquences et de l'énergie? Tu nous parlais de rythme vibratoire. Explique-nous ce que c'est exactement.

Pascal : Commençons par dire que tout est énergie. Que ce soit un morceau de bois, un arbre, de l'eau, de l'air, la lumière. Souvent, on a l'impression que parce que c'est dense, c'est fixe. La table devant moi, le morceau de métal, la lampe : on a l'impression que c'est immobile. Mais tout est en mouvement, tout a une fréquence.

Quand on regarde un corps humain, les os sont la partie la plus dense. Et un os, c'est vivant. Je parlais ce matin à une amie physiothérapeute qui me disait « mais oui, un os, quand ça casse, ça fait mal, donc on le sent, c'est vivant ». Le foie a une certaine fréquence, les liquides comme la lymphe en ont une autre.

Si on s'approche de quelqu'un physiquement, en étant présent à soi et conscient de nos sensations, on ressent quelque chose avant même de le toucher. On ne pourra pas dire, comme pour la matière brute, « ça commence là et ça s'arrête là », mais on pourra dire « ça commence à peu près là ».

Un peu comme dans notre corps physique, où les os, les ligaments et les tendons sont nos structures et font en sorte qu'on se tient. Si un os casse, on ne se tient plus. Et c'est un peu la même chose au niveau énergétique.

Je ne sais pas si tu vois ça parfois dans ta pratique : une personne arrive avec un élément physique en déséquilibre, tu travailles dessus, ça se replace, mais au bout de quelques jours ça se redéplace. Imaginons que je prends ma chemise et que je la tire complètement d'un côté. Si je tire trop fort, les boutons et les coutures vont céder. Après, j'ai beau vouloir la replacer, ça ne tiendra pas. Il va falloir recoudre. C'est un peu la même chose au niveau des structures énergétiques.

Alors n'importe qui qui a vécu un choc physique ou émotionnel, et qui va voir un physiothérapeute, un chiropraticien, un ostéopathe ou un acupuncteur, peut aussi bénéficier en parallèle d'un temps de détente qui vient recentrer. Ce n'est pas compétitif l'un par rapport à l'autre, on travaille vraiment en parallèle.

Et pour pouvoir avoir accès à ces fréquences, moi, comme intervenant, je dois élever mon propre rythme vibratoire. Je dois être dans un état d'expansion. Si je ne l'ai pas fait au préalable, mes gestes n'auront pas le même effet. C'est vraiment l'état intérieur qui compte.


Animatrice : Est-ce qu'il y a des choses que les gens peuvent faire à la maison pour retrouver un meilleur état? Qu'est-ce que tu aurais à leur suggérer?

Pascal : Je vais commencer avec une métaphore. Je n'ai pas le choix quand tu m'ouvres la porte comme ça.

Animatrice : Vas-y, j'aime tes métaphores.

Pascal : Nous sommes tous de source pure. Ce qui fait que la source se contamine en cours de route, c'est ce qu'on ajoute dedans. Alors pour retrouver la pureté, on n'a pas à travailler à purifier l'eau. On a à cesser de la contaminer.

La première chose à faire, c'est donc d'arrêter d'ajouter des éléments qui ne nous servent pas dans notre eau, qui est naturellement pure. Souvent les gens vont dire que c'est difficile, mais je vais quand même le dire : cesser certains types de pensées, certains schémas qu'on entretient et qu'on nourrit à l'intérieur de soi. On n'est pas des victimes de nos pensées. On peut choisir nos pensées.

Cesser de nourrir certains états émotifs, cesser d'aller regarder des films d'hyper-émotivité ou d'hyper-violence. C'est ça qui contamine la source pure.

Et si on parle d'un outil, aller marcher dans un boisé, être présent avec les arbres. Remarquons que lorsqu'on circule en pleine ville sur des trottoirs de béton, avec la circulation et le bruit, les gens ne se saluent pas. Mais dès qu'on est dans la nature, les gens se saluent et se sourient naturellement.

Animatrice : Tout à fait. Je fais beaucoup de randonnée pédestre et ça m'a toujours marquée de voir que les gens se saluent, alors qu'en ville, jamais.

Pascal : C'est parce qu'on est vraiment à une autre fréquence quand on est dans notre état naturel. On est comme un arbre. Connecté à la terre, connecté au ciel, ouvert. On sait que les arbres communiquent entre eux, pas avec des mots bien sûr. Nous aussi, les êtres humains, on communique entre nous par des pensées et des intentions.

Alors, premier outil : aller marcher dans la nature. Deuxième : respirer profondément. Et troisième : choisir nos pensées, choisir nos émotions, et choisir ce sur quoi on porte notre attention dans notre quotidien. Trois outils très simples que tout le monde peut appliquer. Encore une fois, ça ne sert à rien d'avoir plusieurs outils. Ce qui est important, c'est de bien les appliquer.

Animatrice : Absolument. Trop, c'est comme pas assez. Moi, j'ai tendance à ne pas donner trop d'exercices à mes patients, parce que je sais que les gens vont le faire deux, trois, quatre jours. Et après ça, quand les gens commencent à mieux aller, les exercices ont tendance à prendre le bord, comme on dit.

Pascal : Si tu permets, je vais apporter une petite nuance. Moi aussi, avant, je disais « chassez le naturel et il revient au galop ». Je dirais plutôt « chassez les habitudes et elles vont revenir au galop ». Parce que souvent, ce sont nos habitudes. La personne veut vraiment appliquer l'exercice que tu lui donnes parce que ça lui fait du bien, mais elle est habituée à aller vers autre chose. C'est un peu comme mon histoire de méditation. Ça ne nous tente pas de méditer en se levant le matin. Ça prend une discipline amoureuse.

Animatrice : Absolument. Écoute, c'est fort intéressant. On me dit qu'il ne reste que quelques minutes à l'émission. Ça a été passionnant de te parler cet après-midi. Je suis sûre que les auditeurs ont beaucoup apprécié ta présence, tes belles métaphores et les petits trucs que tu nous as donnés. Où les gens peuvent-ils te rejoindre?

Pascal : Bien sûr. Mon site web, c'est parlecoeur.com. Par le cœur, P-A-R-L-E-C-O-E-U-R point com. Sur le site, on trouve des guidances : accompagnement au sommeil, guidance à la méditation, détente globale, et plein d'autres outils que j'offre aux gens. Les gens peuvent me contacter pour prendre rendez-vous, en téléconsultation ou en personne à mes bureaux de Rosemère et de Prévost, au Québec.

Animatrice : Et ton numéro de téléphone?

Pascal : Oui, c'est le 514-990-2699.

Animatrice : Pour ceux que ça intéresse, c'est une belle rencontre à faire. Encore une fois, merci pour ta présence.

Pascal : Merci à toi, Caroline.


Entrevue radio « Comment vivre une vie épanouie »

Animateur : Bienvenue à notre émission. Aujourd'hui, on parle de vivre une vie épanouie, et je parle à Pascal N. Paquette, qui va nous aider avec des stratégies. Bonjour Pascal.

Pascal : Bonjour François, ça me fait vraiment plaisir qu'on puisse se parler aujourd'hui.

Animateur : Merci d'avoir accepté une entrevue avec nous. Aujourd'hui, on aimerait donner des stratégies pour aider les jeunes à vivre une vie épanouie. Par où commence-t-on quand on est un adolescent, une adolescente, et qu'on veut s'assurer de vivre une vie épanouie?

Pascal : D'abord, je pense que c'est important de reconnaître ce qu'est le feu, la pulsion de l'adolescence. Souvent, on parle de crise d'adolescence dans notre société. C'est quelque chose qu'on voit surtout ici. Quand on va voir dans d'autres sociétés, ce n'est pas nécessairement quelque chose qui existe.

C'est associé au fait que les adolescents, quand ils arrivent autour de 12, 13, 14 ans, vivent un processus biologique naturel. Le corps est rendu mature. On n'est plus des enfants, on est de jeunes adultes. Toutes les hormones sont au maximum. Tout le monde a déjà été adolescent, alors on se souvient très bien de ces moments où tout est à fleur de peau. À l'intérieur, il y a comme un feu, une force de vie qui pousse.

Dans notre société, à 14 ans, on est considéré beaucoup trop jeune pour prendre des décisions ou pour s'exprimer. On peut s'exprimer, mais ce n'est pas toujours considéré. Ce qui est vraiment important, c'est de prendre le temps de rencontrer nos jeunes adultes. J'enlèverais même le mot adolescent, à la limite. Ce sont de jeunes adultes remplis de rêves, remplis d'énergie, remplis de vie.

Bien sûr, ils ont besoin d'être guidés, ils n'ont pas encore toute l'expérience qu'un adulte plus âgé pourrait avoir. Mais ils ont le feu, la fougue, la force à l'intérieur d'eux, et c'est ça qui est à accueillir. Plutôt que de chercher à étouffer cet élan, il s'agit de reconnaître ce feu, de l'orienter et de s'en servir.

Donc leur donner une place, leur donner une voix, les impliquer dans des projets, des projets sociaux, communautaires. Ils adorent ça. Ils s'impliquent, ils s'expriment.

Et là, je vais plus large que juste les jeunes. Dès que l'être humain se sent utile, reconnu, aimé, dès qu'il a la capacité de s'exprimer et de sentir que son énergie sert à quelque chose de bon pour lui et pour les autres, il n'y a plus de raison d'aller chercher des compensations. Au contraire, on a le goût de rester dans ce qui nous fait du bien.

Alors, par où commencer quand on veut vivre une vie épanouie? Si on est jeune, il faut commencer par se reconnaître soi-même et être vraiment en relation avec soi. Et si on est un peu moins jeune, il est important de retrouver à l'intérieur de nous cette pulsion, ce feu de l'adolescence.

C'étaient quoi, mes rêves, quand j'étais jeune? Qu'est-ce qui m'attirait? Quels étaient les éléments de ma vie qui me donnaient le goût de me lever le matin? Qu'est-ce que j'avais le goût de créer? Est-ce que c'était la musique, les arts? Les mathématiques, les sciences, les étoiles? La chimie? Retrouver à l'intérieur de soi nos pulsions profondes, s'y associer et leur faire de la place dans notre vie.

Voilà pour moi la première étape. Qu'est-ce qui nous fait vibrer? Qu'est-ce qui nous allume? Et qu'est-ce que j'ai le goût d'exprimer à partir de ça?

Animateur : Je pense que tu soulèves un très bon point. Surtout à l'adolescence, on ressent cette énergie-là, le désir de s'épanouir, d'aller chercher des passions. Et ta première grosse suggestion, c'est vraiment d'aller trouver ce qui nous passionne, parce que c'est unique pour chacun.

Pascal : Oui, des choses qui nous font vibrer profondément.

Animateur : Ma prochaine question : pourquoi les individus ont-ils souvent de la difficulté à trouver ce qu'ils veulent vraiment faire dans la vie? Pourquoi dévie-t-on comme ça?

Pascal : C'est une question très large, alors allons à l'essentiel. Disons d'abord que peu importe notre culture, peu importe d'où on vient, peu importe la famille dans laquelle on a été élevé, il n'y a pas une personne au monde qui ne veut pas être heureuse, qui n'a pas le goût de vivre la joie, et qui n'a pas le goût d'aimer et d'être aimée. C'est vraiment commun à toute l'humanité. J'ai beaucoup voyagé dans ma vie et je ne connais personne qui ne cherche pas le bonheur.

Alors qu'est-ce qui nous fait dévier? C'est ce à quoi on associe le bonheur, ce à quoi on associe l'amour. Souvent, quand on grandit, il y a des éléments. La société nous dit, et nos parents aussi, parce qu'eux-mêmes ont été élevés comme ça : « non, ça, ce n'est pas intéressant. Tu veux être musicien, tu veux être artiste? Moi, je te vois plutôt comme un avocat, comme un comptable. »

Et toute la pulsion de l'artiste vient d'être légèrement déviée. Il faut vraiment être solide pour ne pas céder à ça, parce qu'en fait, on aime nos parents et on veut leur plaire. Et eux veulent le meilleur pour nous.

Ce n'est pas un commentaire contre les parents. J'espère qu'aucun parent ne se sentira visé s'il se reconnaît là-dedans. C'est vraiment parce qu'on aime nos enfants et qu'on veut le meilleur pour eux. Et nos enfants veulent aussi nous plaire et être aimés par nous. Mais parfois, on oublie de leur dire « tu sais, peu importe ce que tu fais dans la vie, tu ne perdras jamais mon amour ». C'est un message que souvent nos jeunes n'ont pas.

Tout le monde cherche à être reconnu et aimé pour ce qu'il est, et non pas pour ce qu'il fait. Malheureusement, la façon dont notre société est construite est souvent orientée vers ce qu'on fait, ce qu'on produit, le résultat qu'on donne.

Par exemple, un enfant arrive avec son dessin. Il y a mis des heures, il y a mis de l'amour, il veut offrir un dessin extraordinaire à ses parents. Il arrive, et tout de suite il y a une évaluation. « Ah, ton dessin est très beau. » Puis vient la comparaison. C'est un autre élément : la comparaison entre les êtres humains, entre leurs résultats, leurs performances.

Si tu permets, je vais prendre une image pour illustrer ça. Imaginons un éléphant, un poisson et un singe qui se présentent à un examen. Premier exercice : monter dans un arbre chercher des bananes. L'éléphant regarde ça et se dit « je vais faire de mon mieux ». Il se frotte contre l'arbre, quelques bananes tombent. On lui donne 3 sur 10 pour l'effort. Le singe grimpe et redescend avec toutes les bananes : 10 sur 10, on le félicite. Le poisson regarde ça et dit « oublie ça ». Zéro sur 10.

Deuxième exercice : tirer une tonne de briques. L'éléphant fait ça comme si de rien n'était, 10 sur 10. Le singe, en y mettant toute son énergie, réussit à peine quelques centimètres, 3 sur 10 pour l'effort. Le poisson regarde ça et dit « oublie ça ». Zéro.

Troisième exercice : traverser le lac à la nage. L'éléphant fait à peine quelques mètres et recule. Le singe se met sur le dos, fait un petit bout et revient essoufflé. Le poisson fait ça en une fraction de seconde : 10 sur 10.

Où est-ce que je m'en vais avec cet exemple? C'est que pour un être humain, ce n'est pas aussi évident de voir nos différences. Bien que nos corps se ressemblent, on est très différents dans notre essence et dans nos pulsions. Avec l'éléphant, le singe et le poisson, les différences sont évidentes. On ne pourra jamais dire que l'éléphant est meilleur que le poisson. Ils sont différents.

C'est donc important, pour les êtres humains aussi, de cesser de dire que l'un est meilleur que l'autre, et de reconnaître plutôt ce qu'on est dans son essence. Si chaque personne est à sa place, si celui qui est un artiste reçoit des instruments d'artiste, tout change. L'artiste, ce n'est pas nécessairement le dessin, c'est très large, ça peut être la musique, l'écriture, la communication. C'est cet aspect qui a à être reconnu et valorisé, plutôt que d'être diminué parce qu'il est moins performant en mathématiques.

Alors que celui qui vibre dans tout ce qui touche la science va être reconnu, va performer, va faire des doctorats, et on va dire « ah, lui, il est important ». C'est un peu ce qui se passe souvent. On fait des choses parce qu'on nous a comparés, pour plaire, pour être aimé. Et là, on dévie. Puis on se rend compte, à 30, 40 ou 50 ans, qu'il y a des années qui viennent de passer et qu'on n'a pas fait ce qui nous faisait vibrer. On a répondu à une commande sociale, ou à un besoin d'être aimé.

Animateur : J'ai beaucoup aimé cette analogie, parce qu'elle vient au point qu'on veut faire aujourd'hui : tout le monde est unique. Vraiment prendre la peine de mettre l'attention à la bonne place, sur nos forces. La prochaine chose que j'aimerais aborder, c'est : qu'est-ce que ça veut dire, pour toi, faire sa place? Souvent, comme jeune, on a l'impression qu'on doit se faire une place dans la société.

Pascal : Faire sa place, ça veut souvent dire compétitionner. Et ça rejoint ce qui nous fait dévier. Parce qu'on a déjà toute notre place dans la société. On n'a pas à la faire.

Un bébé a déjà sa place dans la société, c'est un bébé. Un jeune enfant a toute sa place, c'est un jeune enfant, et on le reconnaît là où il est rendu. Et à un certain moment, il est prêt à s'exprimer dans sa vie, à avoir sa famille, à travailler. Sa place est déjà là. On n'a pas à tasser les autres, on n'a pas à jouer du coude. On a vraiment à être soi.

Je prends l'exemple d'un jeune homme de 22 ans qui s'est présenté à mon bureau il y a quelques mois. Il était dans un grand doute. « Qu'est-ce que je fais? J'ai étudié en sciences jusqu'à maintenant. Mais j'ai découvert la musique depuis quelques années. Mon rêve, c'est de créer de la musique qui va inspirer les gens, que je vais pouvoir mettre sur des films. » Il venait me voir en disant « je doute de moi ».

Je l'ai guidé en lui demandant de retrouver à l'intérieur de lui sa pulsion première. Il m'a dit « moi, je veux aider le monde ». Parfait. Est-ce que ta musique sera un outil pour aider le monde? Il m'a dit oui. Alors je lui ai dit : ne te ferme aucune porte, mais applique partout.

C'est ce qu'il a fait. Il a appliqué dans plusieurs universités, dont une grande école de musique aux États-Unis, et il a été accepté partout. Il a été accepté dans des universités où des milliers de personnes veulent entrer. Il avait créé une démo pour présenter sa création, avec une lettre de présentation. Et tout de suite, il a été reconnu.

Il est revenu dans mon bureau après ça et le doute était complètement effacé. Il avait même l'embarras du choix. Il pouvait encore choisir les sciences. Et avec tout son rayonnement, je vois encore son visage, il était tellement heureux. Il savait où il s'en allait. Il n'a pas eu à faire sa place, il a eu juste à se présenter.

Évidemment, je lui avais suggéré une petite étape avant ça. Je lui avais dit : avant d'aller faire tout ça, va expérimenter un peu pour voir si ça te fait vibrer ou non. Alors il a mis des petites annonces disant qu'il offrait gratuitement de composer de la musique pour différents projets de films. Il a appelé des gens en communication dans les universités, on a pris ses services, les gens ont adoré ça, et lui aussi.

C'est comme ça qu'il a pu reconnaître à l'intérieur de lui que, malgré un parcours en sciences entrepris pour croire qu'il plaisait à ses parents, ce n'était pas sa voie. Je connais aussi son père, et ce n'était pas du tout ça. Mais parfois, l'interprétation qu'on a en tant qu'enfant nous fait croire que c'est ce qu'il faut faire.

Donc, il n'a pas eu besoin de faire sa place. Il avait déjà sa place en étant lui-même. Et si on sent qu'on a à pousser les autres, à jouer du coude, c'est peut-être parce qu'on n'est pas à notre place. Quand on est à sa place, on rayonne, on se sent heureux, on se sent vibrer.

Et quand on est quelque part où ce n'est pas notre place, la fatigue s'installe, il peut y avoir une remise en question. Bien sûr, le mental est bon pour nous redonner toutes les raisons pour lesquelles on a choisi ça, et il est souvent très convaincant. Alors on peut rester là-dedans pendant 20, 25, 30 ans.

Il faut que ça fasse sens. Ça doit résonner. On doit se sentir vibrer dans ce qu'on fait. C'est super important.

Animateur : Un gros merci, Pascal. Tu nous as présenté aujourd'hui des façons simples mais vraiment efficaces de vivre une vie épanouie. J'imagine qu'il y a plusieurs jeunes qui aimeraient avoir plus d'informations à ton sujet. Comment peuvent-ils te rejoindre?

Pascal : J'ai mon site web, parlecoeur.com, P-A-R-L-E-C-O-E-U-R point com. Si les gens veulent s'inscrire à la liste d'envoi en indiquant leur région, je peux les informer par courriel quand nous serons de passage pour des ateliers ou des conférences, que ce soit dans le communautaire ou dans le corporatif. Mon courriel est aussi sur le site, info@parlecoeur.com. Ça me fera plaisir d'être en relation avec chaque personne qui m'écrira.

Animateur : Pour les gens qui nous écoutent, je vais aussi inscrire ces informations sur notre site web.

Pascal : Merci beaucoup, François, de nous donner la parole comme ça. Je reconnais en moi que je vibre quand je m'exprime ainsi. C'est vraiment ce que je sens que j'ai à faire dans la vie, et c'est une joie pour moi de l'offrir et de le communiquer.

Animateur : C'est un beau message, et il vient vraiment nous chercher. Je t'encourage à continuer à le partager.

Pascal : Oui, au plaisir de se retrouver. Merci.

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