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On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- Antoine de Saint-Exupéry


Chronique bi-annuelle « www.mesressources.com »

 

NO.2 Février 2011

Je rêve d’un monde…

Qui ne rêve pas d’habiter un monde meilleur, de voir les souffrances de chacun disparaître? Qui ne veut pas vivre dans la perpétuelle abondance? Qui ne veut pas être heureux?

Moi je rêve d’un monde où les gens se saluent au passage plutôt que de regarder dans le vide, par terre ou nulle part… Je rêve d’un monde où la lumière émane des yeux et du regard de chacun et où l’on sent l’Amour, le vrai… qui circule entre les êtres. Je rêve d’un monde où les querelles, les guerres, la famine, la misère, les souffrances seront de moins en moins présentes, puisqu’elles n’auraient plus de sens et ne seraient plus nécessaires pour nous rapprocher… Je rêve d’un monde où la solitude de chacun serait remplacée par une sensation profonde d’union et d’utilité sur cette Terre, cette magnifique planète qui nous accueille et nous accueillera encore pour bien longtemps… Ce monde existe déjà en chacun de nous. Il est là, n’attendant qu’à être dévoilé, manifesté. Ce monde existe en nous puisque chaque être humain, peu importe sa religion, ses croyances ou sa couleur, aspire à être heureux, aspire au bonheur. Et ce bonheur tant recherché ne peut pas être réel s’il est créé au détriment d’autres êtres humains dans un contexte où l’on entretient des valeurs de possession, de comparaison, de supériorité entre des peuples ou entre nos « Dieux » ou nos « prophètes », et où on utilise la guerre comme moyen pour régler nos différends.

Changer le monde signifie se changer soi d’abord. Changer des aspects de nous qui ne font plus sens, d’anciennes croyances, d’anciennes valeurs démodées qui n’ont jamais fait sens de toute façon, pour aller inscrire en soi des choix qui sont en accord avec la Vie puissante qui existe en chacun de nous. Changer le monde c’est porter un regard amoureux de compassion et de bienveillance envers l’autre. C’est une main portée vers ses semblables avant de la porter vers soi. C’est rendre service de façon désintéressée, c’est offrir sans attendre en retour, c’est donner sans craindre de perdre. Alors, maintenant, demandez-vous ce que vous aimeriez voir changer dans ce monde? Qu’est-ce qui, dans ce monde actuel, ne fait plus sens pour vous? Et choisissez une seule action concrète à poser en fonction de ce changement souhaité.

Rêvons ensemble d’un monde meilleur et construisons-le à chaque instant, à chaque geste, parole, intention pour être heureux maintenant!

« Soyez le changement que vous souhaitez voir dans ce monde! » Gandhi

Pascal N. Paquette MA
Psychosociologue


NO.1 Mars 2010

À la rencontre du bonheur dans la simplicité

Posé devant mon ordinateur et une page blanche à l’écran, j’en suis à réfléchir intensément à ce dont je vais parler, à qu’est-ce qui pourrait bien intéresser un lecteur? Et mon regard est attiré à ma fenêtre pour y voir deux petits oiseaux rouges qui sont à se nourrir dans une mangeoire que j’ai mis à leur disposition. Pendant un moment mon esprit est ébahi par tant d’éclat en toute simplicité et je contemple dans un silence intérieur la beauté de la vie qui se déploie devant moi. Cette scène, ce moment, me rappelle l’importance de s’unir aux choses simples de la vie afin de goûter réellement à ce qui existe, à ce qui nous est offert dans tant d’abondances. En fait, le thème de cette chronique vient de se révéler, c’est le bonheur dans la simplicité. J’ai beaucoup voyagé dans ma vie et j’ai aussi guidé des gens dans plusieurs contrées à la découverte d’un pays, d’une culture, mais aussi d’eux-mêmes. Peu importe le lieu ou la culture rencontrée, tous les êtres humains recherchent le bonheur, toutefois, peu le trouvent réellement. 

Je crois que c’est ce qui nous rassemble tous, cette recherche inlassable du bonheur, peu importe qui on est ou ce qu’on a fait, réalisé ou pas fait dans notre vie. Ici, en occident, on cherche ardemment le bonheur à l’extérieur de soi dans les possessions, la performance, les résultats, les accomplissements sociaux et dans le regard que les autres portent sur nous en lien avec ces éléments. On quantifie, juge et évalue trop facilement la valeur d’un être humain par son curriculum ou son statut social et même ses vêtements. Trop souvent on oublie de regarder vraiment qui est là devant nous et apprécier l’être pour l’être et non pour ses performances ou comment il peut répondre à nos besoins. Alors, en prenant  un moment pour vraiment voir au-delà des apparences, pour contempler la vie qui se déploie devant soi, on peut ressentir la joie de vivre dans le chant d’un oiseau, dans la démarche d’une personne ou dans le son mélodieux de sa voix. Alors, le bonheur ne serait-il pas simplement associé à la capacité de s’unir et se réjouir de l’instant présent et de se relier? Voilà une piste de réflexion et une invitation à vivre le bonheur dans toute sa simplicité.

Pascal N. Paquette MA
Psychosociologue

 

 

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